Aujourd'hui nous regardons ton cercueil, avec une incrédulité mêlée de douleur. La mort est cruelle papa, cruelle pour ceux que tu laisses derrière toi.
Tu étais le flambeau qui éclairait notre chemin, la voix qui guidait
nos pas, le sourire qui nous aidait à remonter la pente.
Ton optimisme inébranlable nous a toujours fait penser que tu
triompherais de ton cancer et que tu reprendrais, un jour, le dessus.
Tu étais pourtant un invétéré bon vivant ne ratant aucune occasion
de faire la fête, de répandre autour de toi jeunesse et joie de
vivre.
La maladie a eu raison prématurément de ta grande foi dans la vie.
Mais en combattant ce fléau, tu nous as appris le courage, en tenant bon, sans te plaindre et, malgré la douleur, tu nous a appris la force.
En nous protégeant jusqu'a ton dernier souffle tu nous as enseigné
l'amour filial.
Et toujours avec ton sourire légendaire...
Pourquoi es-tu parti si vite ?
Nous avions tellement de choses à apprendre de toi, de toi qui avais soif de donner à ta famille l'éducation, le réconfort, le sens du
travail et celui de l'accomplissement.
Dès nos premières classes, tu nous as inculqué une approche
scientifique des problèmes, une culture des chiffres et un sens de la
répartie.
Tu étais un esprit qui ne voulait jamais céder devant une âpre
discussion ou un argument difficile. Tu retournais des situations
inextricables avec une dextérité intellectuelle et une finesse hors
pair.
Ton sens des affaires et ta soif d'entreprendre coule désormais dans nos veines.
Tu as aimé ta famille de toutes tes forces. Tu as été tour à tour le
mari, le père, le grand-père, et quand il le fallait, l'ami ou le
confident.
Tu as toujours voulu une famille unie autour de toi. Nous sommes là, unis et reconnaissants pour tout ce que tu as fait pour nous avec un seul regret au cœur : celui de ne pas t'avoir assez, ou assez bien dit, combien nous t'avons aimé.


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