Les affrontements, qui avaient fait lundi six morts, ont repris dans la matinée dans le quartier d'al-Hasaba, dans le nord de Sanaa, entre les éléments tribaux armés et les forces fidèles au président contesté Ali Abdallah Saleh, ont indiqué les témoins.
Les échanges de tirs se poursuivaient par intermittence en fin de matinée autour de la résidence du chef tribal, cheikh Sadek al-Ahmar, et de bâtiments publics, dont le ministère de l'Industrie et du Commerce, contrôlés par ses partisans, a-t-on ajouté.
Lundi, six personnes, dont cinq combattants tribaux, ont été tuées dans les heurts qui avaient éclaté après le refus de M. Saleh dimanche de signer un accord sur une transition du pouvoir au Yémen, théâtre depuis janvier de protestations réclamant son départ.
Les deux parties se sont accusées mutuellement d'avoir été à l'origine des heurts de lundi, les premiers de cette ampleur à Sanaa entre les forces gouvernementales et des combattants tribaux depuis le début des potestations anti-régime.
Dans un communiqué, le bureau de cheikh Ahmar a accusé M. Saleh de chercher à provoquer "une guerre civile" pour se maintenir au pouvoir.
Selon lui, les heurts au cours desquels les forces de sécurité et de la Garde républicaine, corps d'élite de l'armée, fidèle à M. Saleh, ont fait usage d'armes lourdes et d'obus de mortier ont fait cinq morts et 52 blessés, dont cinq grièvement, parmi ses partisans.
Chef de la puissante confédération tribale des Hached, dont fait partie M. Saleh, cheikh al-Ahmar a rallié le 21 mars les protestataires qui réclament la chute du régime.
"Cheikh Sadek et ses frères soulignent que ces agressions et ces crimes ne vont pas les dissuader de poursuivre leur engagement aux côtés de la révolte pacifique du peuple", selon le communiqué.
Pour sa part, un porte-parole du ministère de l'Intérieur a rendu la famille Ahmar responsable des affrontements et annoncé dans un communiqué publié par l'agence officielle Saba qu'un policier avait été et cinq blessés lundi.


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