À son tour, le mufti de la République a pris la parole pour saluer une personnalité nationale, arabe et musulmane de grande envergure. « Il a payé le prix de vos guerres et offert son sang en vue de votre unité », a-t-il dit, en s'adressant aux Libanais, soulignant que le mufti Hassan Khaled est devenu une véritable « inspiration » pour tous. « Or, a-t-il ajouté, malgré toutes les guerres qu'ils ont vécues, et vingt-deux ans après sa mort, les Libanais n'ont pas encore su tirer la leçon des expériences vécues et s'inspirer des principes nationaux qui les unifient et mettre un terme à leurs divisions ». Et de reprocher aux Libanais d'avoir effectivement mis fin aux combats armés, en leur substituant une bataille politique, entraînant les divisions et les haines. « Au fur et à mesure que les années passent, les acteurs politiques réalisent des gains et des pertes, mais le plus grand perdant reste la nation », a déploré cheikh Kabbani, énumérant les multiples problèmes socio-économiques sous lesquels ploie le citoyen. Évoquant l'incapacité des responsables à former un gouvernement qui puisse gérer les affaires de l'État, cheikh Kabbani a affirmé que cette « impuissance a commencé à se transformer peu à peu en une véritable crise du régime ».
Liban
Commémoration de l’assassinat du mufti Hassan Khaled
OLJ / le 24 mai 2011 à 01h14
À son tour, le mufti de la République a pris la parole pour saluer une personnalité nationale, arabe et musulmane de grande envergure. « Il a payé le prix de vos guerres et offert son sang en vue de votre unité », a-t-il dit, en s'adressant aux Libanais, soulignant que le mufti Hassan Khaled est devenu une véritable « inspiration » pour tous. « Or, a-t-il ajouté, malgré toutes les guerres qu'ils ont vécues, et vingt-deux ans après sa mort, les Libanais n'ont pas encore su tirer la leçon des expériences vécues et s'inspirer des principes nationaux qui les unifient et mettre un terme à leurs divisions ». Et de reprocher aux Libanais d'avoir effectivement mis fin aux combats armés, en leur substituant une bataille politique, entraînant les divisions et les haines. « Au fur et à mesure que les années passent, les acteurs politiques réalisent des gains et des pertes, mais le plus grand perdant reste la nation », a déploré cheikh Kabbani, énumérant les multiples problèmes socio-économiques sous lesquels ploie le citoyen. Évoquant l'incapacité des responsables à former un gouvernement qui puisse gérer les affaires de l'État, cheikh Kabbani a affirmé que cette « impuissance a commencé à se transformer peu à peu en une véritable crise du régime ».

