Même si Sebastian Vettel parvient à gagner une fois encore. Depuis plusieurs années, les Espagnols se rendent sur le circuit de Catalogne avec l'espoir de voir leur compatriote Fernando Alonso passer en tête sous le drapeau à damiers.
Si le double champion du monde, fort de son récent podium en Turquie, sera une nouvelle fois le favori du public, la course de dimanche pourrait enfin offrir du spectacle.
Le Grand Prix d'Espagne est remporté depuis dix ans par le pilote parti en pole position, les possibilités de dépassements étant limitées, et cette saison, il donnera l'occasion de voir si les changements - nouveaux pneumatiques, nouveaux règlements - ont réllement changé le visage de la F1.
« Je pense que Barcelone sera le test suprême », dit à Reuters Ross Brawn, le patron de l'écurie Mercedes GP. « C'est une piste sur laquelle nous avons d'habitude des difficultés alors s'il y a des dépassements à Barcelone, je pense qu'on pourra affirmer que les nouveaux règlements sont un grand succès. »
« Je pense qu'il y en aura davantage (de dépassements) », a-t-il ajouté. « C'est un circuit sur lequel les pneus se dégradent vite et on va donc avoir de grandes différences d'adhérence entre les voitures en fonction de leurs pneus. Et c'est certainement le facteur le plus important. »
Selon le site officiel de la F1 (www.formula1.com), le GP d'Espagne n'a produit l'an passé que 10 dépassements. On en a compté 112 en Turquie il y a deux semaines.
Aux commandes d'une Red Bull, le champion du monde Sebastian Vettel a remporté trois des quatre courses disputées cette saison après être chaque fois parti en pole position.
« Un type de course différent »
L'Allemand, 23 ans, devra craindre la concurrence de son coéquipier australien Mark Webber, qui s'était imposé en Catalogne l'an passé.
Ses derniers résultats - cinquième en Australie, quatrième en Malaisie, troisième en Chine et deuxième en Turquie - montrent que Webber est sur la pente ascendante.
« Je pense que les changements cette saison vont permettre de voir un type de course différent cette année au Grand Prix d'Espagne », a-t-il dit à Reuters TV mardi dernier.
« Tactiquement, la question est de savoir comment nous gérerons la course avec les arrêts au stand et comment les ailerons arrière seront utilisés dans les dépassements. »
Les équipes de tête ont toutes apporté des améliorations à leurs monoplaces pour Barcelone, notamment les McLaren de Lewis Hamilton et Jenson Button, qui ont raté le podium à Istanbul.
Alonso est cinquième au classement des pilotes après quatre courses, à 52 points de Vettel, mais trouve paradoxalement sa situation plus confortable que l'an passé.
« J'aime jouer avec les chiffres (...) et à ce petit jeu, si l'on compare avec 2010, je suis à huit points de moins (49 contre 41), mais dans ces quatre même courses, j'ai pris 13 points de plus que l'année dernière (41 contre 28) », dit-il sur le site de Ferrari (www.ferrari.com).
Le Grand Prix de Bahreïn, qui devait ouvrir la saison 2011, a été reporté et le GP de Turquie était la septième course de la saison l'an passé. Alonso avait fini la saison 2010 à la deuxième place du classement des pilotes, à quatre longueurs de Vettel.
Source Reuters


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef