À Nabatiyeh, les écoles privées ont fonctionné comme à leur habitude. On rappelle que le secrétariat des écoles catholiques avait désavoué le mouvement de grève.
Tout en étant à caractère salarial, ce mouvement de grève a dépassé le cadre strictement syndical qui le marquait pour devenir, selon les termes du ministre de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur, Hassan Mneimné, « un cri d'alarme et de protestation de la société civile », abandonnée aux caprices de la conjoncture économique, en l'absence d'un gouvernement capable de prendre en main la situation.
Le comité de coordination intersyndical des enseignants, employés et professeurs, s'est félicité, pour sa part, du « succès » du mouvement de grève, se promettant de procéder à une escalade, si les revendications salariales et sociales de ce secteur ne sont pas prises en compte.
Le comité s'est promis, en particulier, de recourir à une grève de plusieurs jours et à des manifestations de rues, au cas où sa voix ne serait pas entendue.
De son côté, le président de la commission des contractuels du secteur public, Hamzé Mansour, représentant l'aile dure du mouvement syndical, a appelé les contractuels à se solidariser aujourd'hui avec les fédérations du transport et à respecter leur mot d'ordre de grève, entre 6 heures et midi.
Hamzé Mansour a demandé à Abdel Amir Najdé, président de la fédération des transports, de rejeter une offre de règlement avancée par le ministère des Finances prévoyant de subventionner le prix de l'essence aux propriétaires de plaques rouges à hauteur de l'équivalent de 5 dollars/jour.
Le responsable prône la nationalisation pure et simple de l'importation des carburants, mazout et essence en tête, aujourd'hui dominé par des quasi-monopoles privés.
Enfin, Hamzé a demandé au président de la Chambre d'inscrire la question de la titularisation des contractuels à l'ordre du jour de la première réunion du Parlement et a menacé de déclencher un sit-in en face du ministère de l'Éducation, si les demandes de ces derniers ne sont pas satisfaites.

