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Liban

Énième diatribe de Aoun contre Sleiman et Mikati

Michel Aoun présidant la réunion hebdomadaire de son bloc parlementaire. Photo Charbel Nakhoul

C'est une diatribe véritablement au vitriol qu'a lancée hier le patron du CPL, le député Michel Aoun, contre le chef de l'État Michel Sleiman et le Premier ministre désigné Nagib Mikati. « Ils ne savent rien de rien, ils n'ont aucun critère et ils ne disent même pas ce qu'ils veulent. On dirait à chaque fois des espèces de magiciens qui tirent tantôt un lapin d'une poche, tantôt un pigeon de l'autre, ou des draps... Ils sont à pleurer », a-t-il estimé au cours d'une conférence de presse tenue à l'issue de la réunion hebdomadaire du Bloc parlementaire du changement et de la réforme.
« Le pays est totalement bloqué et ils n'assument aucune de leurs responsabilités », a-t-il enchaîné, toujours en allusion aux deux pôles de l'exécutif. « Nous leur avons donné notre avis. Si cela leur plaît, tant mieux, sinon, qu'ils forment leur propre gouvernement comme bon leur semble », a asséné le député Aoun, avant que de réserver ses flèches à Nagib Mikati : « On dirait qu'il ne connaît strictement rien des règles du jeu ; même pas la règle de trois... Sa façon de traiter la formation du gouvernement est insensée : on dirait qu'il veut mettre son pantalon, la fermeture éclair par derrière ! Est-ce qu'il ne sent pas qu'un gouvernement doit être formé à partir des partis de la majorité ? » s'est-il interrogé, visiblement très amusé par ses propos et niant toute divergence au sein du 8 Mars. « Il y a des avis, des idées différentes, mais nous n'avons pris aucune position commune pour l'instant », a-t-il dit, notamment en ce qui concerne une éventuelle sortie de crise juridique.
Michel Aoun ne s'est pas arrêté en si bon chemin. Il s'est également déchaîné contre le Premier ministre sortant, Saad Hariri, l'accusant, « après qu'il eut organisé la manifestation de Tripoli pour protester contre la nomination » de Nagib Mikati, de « complicité » avec ceux qui paralysent la vie politique libanaise. Le chef du CPL n'a pas épargné non plus le gendre de Michel Sleiman, Wissam Baroudy, qui « travaille depuis les législatives de 2009 pour se faire élire député du Kesrouan dans deux ans »...
« Il n'y a pas de nouvelle initiative et je ne vais pas m'endormir et me réveiller à chaque fois avec des revendications différentes », a enfin conclu Michel Aoun.
C'est une diatribe véritablement au vitriol qu'a lancée hier le patron du CPL, le député Michel Aoun, contre le chef de l'État Michel Sleiman et le Premier ministre désigné Nagib Mikati. « Ils ne savent rien de rien, ils n'ont aucun critère et ils ne disent même pas ce qu'ils veulent. On dirait à chaque fois des espèces de magiciens qui tirent tantôt un lapin d'une poche, tantôt un pigeon de l'autre, ou des draps... Ils sont à pleurer », a-t-il estimé au cours d'une conférence de presse tenue à l'issue de la réunion hebdomadaire du Bloc parlementaire du changement et de la réforme.« Le pays est totalement bloqué et ils n'assument aucune de leurs responsabilités », a-t-il enchaîné, toujours en allusion aux deux pôles de l'exécutif. « Nous leur avons donné notre avis. Si cela leur plaît, tant mieux,...
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