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Moyen Orient et Monde - Libye

Raids et demande de mandat d’arrêt : aucun répit pour Kadhafi

Moscou se pose en médiateur en recevant les émissaires du colonel.

La pression s'accentue sur le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, l'OTAN ayant mené hier de nouveaux raids sur des bâtiments officiels à Tripoli. Deux bâtiments du régime étaient en feu, l'un abritant les services de sécurité intérieure, et l'autre le siège du ministère de l'Inspection et du Contrôle populaires, organe de lutte contre la corruption. Ils sont situés non loin de la résidence du colonel Kadhafi. La ministre du Contrôle populaire, présente sur place, a fait état de blessés parmi les fonctionnaires. Le porte-parole du gouvernement, Moussa Ibrahim, a indiqué que des dirigeants du Conseil national de transition (CNT) de la rébellion, qui faisaient partie du régime avant de faire défection, avaient demandé à l'OTAN de bombarder le siège du ministère pour détruire des preuves de leur implication dans des affaires de corruption.
Tripoli est la cible quasi quotidienne des frappes de l'OTAN qui a pris les commandes depuis le 31 mars de l'intervention militaire, destinée à mettre fin à la répression sanglante du soulèvement qui avait débuté le 15 février. Selon le ministre français de la Défense, Gérard Longuet, l'aviation libyenne « aurait été anéantie » et l'armée de terre « aurait subi de lourdes pertes ». Les forces britanniques ont attaqué de leur côté un centre d'entraînement utilisé par des gardes du corps de M. Kadhafi au cours de leurs dernières opérations, a annoncé hier à Londres le ministère de la Défense.
L'OTAN a par ailleurs lancé une campagne psychologique, avec des messages radiodiffusés ou en lançant des tracts depuis des avions, pour appeler les soldats à la désertion.
Parallèlement, le ministre libyen du Pétrole Choukri Ghanem, un cacique du régime, a « quitté » la Libye et se trouve depuis le 14 mai en Tunisie voisine, a indiqué une source proche du gouvernement tunisien. La défection de M. Ghanem, si elle se confirme, est une nouvelle preuve de « l'érosion » qui frappe l'entourage de Mouammar Kadhafi, a estimé Bernard Valéro, porte-parole du ministère français des Affaires étrangères. La rébellion a indiqué pour sa part n'avoir « aucun contact » avec lui et ne pas savoir s'il allait les rejoindre.
Du côté de la communauté internationale, la Russie, qui a maintenu formellement des relations avec le régime de Tripoli, a demandé hier à des émissaires du colonel Kadhafi, en visite à Moscou, d'appliquer la résolution du Conseil de sécurité de l'ONU et de cesser toute action contre la population civile. « Nous avons soulevé les questions qui reflètent notre position de principe qui consiste en premier lieu à ce que le sang cesse de couler le plus vite possible en Libye », a déclaré le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov. M. Lavrov a également indiqué avoir appelé Tripoli à « coopérer avec l'ONU pour permettre de livrer l'aide humanitaire sur tout le territoire libyen ».
De plus en plus isolé, Mouammar Kadhafi voit aussi la menace judiciaire se rapprocher. Le procureur de la Cour pénale internationale (CPI), Luis Moreno-Ocampo, avait demandé lundi aux juges de délivrer un mandat d'arrêt pour crimes contre l'humanité contre lui, son fils Seif el-Islam et le chef des renseignements libyens, Abdallah as-Senoussi. Pour le régime libyen, la CPI a abouti à des « conclusions incohérentes ». La France, en pointe dans l'intervention militaire, a estimé que « plus que jamais, il est clair que Mouammar Kadhafi, tout comme les deux autres personnes visées, n'a aucune place dans les discussions politiques qui doivent s'engager pour construire l'avenir de la Libye ».
Par ailleurs, le représentant diplomatique de la France à Benghazi, Antoine Sivan, a rencontré samedi les quatre Français détenus dans cette ville depuis leur interpellation le 12 mai lors d'un contrôle de sécurité, a indiqué hier le ministère des Affaires étrangères.
(Source : agences)

La pression s'accentue sur le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, l'OTAN ayant mené hier de nouveaux raids sur des bâtiments officiels à Tripoli. Deux bâtiments du régime étaient en feu, l'un abritant les services de sécurité intérieure, et l'autre le siège du ministère de l'Inspection et du Contrôle populaires, organe de lutte contre la corruption. Ils sont situés non loin de la résidence du colonel Kadhafi. La ministre du Contrôle populaire, présente sur place, a fait état de blessés parmi les fonctionnaires. Le porte-parole du gouvernement, Moussa Ibrahim, a indiqué que des dirigeants du Conseil national de transition (CNT) de la rébellion, qui faisaient partie du régime avant de faire défection, avaient demandé à l'OTAN de bombarder le siège du ministère pour détruire des preuves de leur implication dans des...
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