Les Palestiniens ont l'intention de porter la création et la reconnaissance de leur Etat d'abord au Conseil de sécurité de l'ONU, où ils s'attendent à un veto américain, puis à l'Assemblée générale, où les grandes puissances ne disposent pas de droit de veto.
"Notre recherche de reconnaissance en tant qu'Etat ne devrait pas être considérée comme une manoevre. Trop de nos hommes et femmes ont péri pour que nous puissions pratiquer un tel théâtre politique", a écrit M. Abbas dans une tribune libre publiée par le New York Times.
"Nous allons devant les Nations unies maintenant pour garantir notre droit de vivre libres sur 22% du territoire de notre patrie historique, parce que nous avons négocié avec l'Etat d'Israël pendant vingt ans sans nous rapprocher de la création d'un Etat nous appartenant".
Le dirigeant palestinien faisait allusion à la Cisjordanie, à Jérusalem-Est annexée par les Israéliens, et à la bande de Gaza, territoires occupés par les Israéliens au cours de la guerre de 1967.
"Nous ne pouvons attendre indéfiniment pendant qu'Israël continue d'envoyer encore plus de colons en Cisjordanie occupée et dénie aux Palestiniens accès à la plupart de notre terre et de nos lieux saints, en particulier à Jérusalem", a-t-il ajouté.
"Ni la pression politique ni les promesses de récompenses par les Etats-Unis n'ont fait cesser les programmes de colonisation d'Israël", a-t-il poursuivi.
Selon M. Abbas, un Etat palestinien serait prêt à négocier les points fondamentaux du conflit avec Israël: "La Palestine négocierait en qualité de membre des Nations unies dont le territoire est occupé militairement par un autre (pays membre), et non en tant que peuple vaincu prêt à accepter des quelconques conditions qui nous seraient présentées".
Une reconnaissance ouvrirait aussi la voie pour intenter des procédures contre Israël à l'ONU, devant les organes chargés des droits de l'homme et la Cour internationale de justice, selon lui.


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