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Moyen Orient et Monde - Égypte

Moussa pour une politique étrangère plus indépendante

Donné favori pour la présidentielle égyptienne de novembre, Amr Moussa, qui vient de quitter la direction de la Ligue arabe, pense que son pays doit prendre davantage de distance avec Israël et être moins aligné sur les États-Unis que du temps du président Hosni Moubarak. D'après M. Moussa, la stature régionale de l'Égypte a perdu de son lustre sous M. Moubarak, un allié-clé d'Israël et de Washington - principal fournisseur de l'aide étrangère égyptienne - au Moyen-Orient. « La relation entre les Américains et l'Égypte doit rester forte et franche, une relation respectable, pas une relation de quelqu'un suivant quelqu'un d'autre. Les politiques que nous avons vues n'étaient pas appuyées par le peuple, ni comprises par beaucoup », a déclaré M. Moussa, qui a été le ministre des Affaires étrangères pendant 10 ans de M. Moubarak, qui l'a ensuite relégué à la Ligue arabe en raison de sa trop grande popularité sur la scène intérieure.
L'Égypte a été le premier pays à signer la paix avec Israël en 1979, mais l'État hébreu reste très impopulaire parmi les Égyptiens, qui critiquent sa politique envers les Palestiniens.
M. Moussa, 74 ans, est très populaire en Égypte où ses critiques de la politique d'Israël dans les territoires palestiniens sont appréciées. « La cause palestinienne a une base et des principes sur lesquels les Arabes sont d'accord, et nous travaillerons sur leur base », a-t-il dit, en référence à la proposition de la Ligue arabe en 2002 de reconnaître Israël en échange de son retrait des territoires arabes occupés. « Toute politique allant contre le sentiment du public et ses opinions est mauvaise, surtout sur des questions sensibles comme la Palestine », a-t-il ajouté, soulignant toutefois qu'il ne toucherait pas au traité de paix de 1979. « On ne peut pas avoir un peuple opposé au siège de Gaza, et une politique pour le siège », a-t-il poursuivi. Israël et l'Égypte ont mis en place un blocus de la bande de Gaza après la prise de pouvoir du Hamas dans l'enclave. Il a également affirmé appuyer la décision des Palestiniens d'aller à l'ONU pour la reconnaissance de leur État en septembre parce qu'Israël « n'a pas envie d'aller de l'avant, il veut juste gagner plus de terres chaque jour ».
Près de deux semaines avant le début du soulèvement égyptien, M. Moussa avait évoqué la colère des peuples arabes contre leurs dirigeants, affirmant que « l'âme arabe est brisée par la pauvreté et le chômage ». À l'époque, le gouvernement égyptien et les autres régimes arabes assuraient qu'il n'y avait rien en commun entre leurs pays et la Tunisie, où une révolte populaire a renversé le président Zine el-Abidine Ben Ali le 14 janvier. « J'ai averti que la révolution tunisienne n'était pas loin d'ici (...). J'avais vu que la révolution avait commencé » en Égypte et dans le monde arabe, a-t-il dit.
© AFP
Donné favori pour la présidentielle égyptienne de novembre, Amr Moussa, qui vient de quitter la direction de la Ligue arabe, pense que son pays doit prendre davantage de distance avec Israël et être moins aligné sur les États-Unis que du temps du président Hosni Moubarak. D'après M. Moussa, la stature régionale de l'Égypte a perdu de son lustre sous M. Moubarak, un allié-clé d'Israël et de Washington - principal fournisseur de l'aide étrangère égyptienne - au Moyen-Orient. « La relation entre les Américains et l'Égypte doit rester forte et franche, une relation respectable, pas une relation de quelqu'un suivant quelqu'un d'autre. Les politiques que nous avons vues n'étaient pas appuyées par le peuple, ni comprises par beaucoup », a déclaré M. Moussa, qui a été le ministre des Affaires étrangères pendant 10...
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