Douze chansons réarrangées par Marcel Khalifé et son pianiste de fils (excellent jazzman aux improvisations bien corsées et interprète inspiré de Prokofiev) pour les intermittences du cœur, certes, mais aussi pour cerner l'affection d'une mère ou l'amour des paysages de Jezzine.
Douze chansons loin des criailleries et rythmes tapageurs des tubes « chabablaki » actuels, terme qui fait rage pour expliquer l'engouement intempestif des jeunes pour des ritournelles faciles et formatées pour le déhanchement et qui font pourtant ravage et tabac dans le monde arabe et tirent l'art de chanter, sérieusement, vers le bas...
Doigté dans les cadences et percussions pour un chant empreint de nostalgie, d'une certaine mélancolie mais aussi de sensualité et de féminité, avec des mots délicatement chargés souvent de poésie.
Du traditionnel « youmma, mawal el-hawa » aux « buzzalouf, alalmani et dalawna » en passant par les complaintes de l'amour, de la solitude, une berceuse et certaines « muwashahats », la musique et le chant arabes ici sont un « tarab » de bon aloi. Une qualité de musique qu'on ne retrouve plus facilement sur un marché surchargé d'airs clinquants et éphémères.


Israël Katz assure que l’armée israélienne « conservera sa liberté d’action militaire » au Liban malgré la nouvelle trêve