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Liban

Ras-le-bol de Mikati et retour à la case départ

Des propos tenus dans les cercles proches du Premier ministre désigné, Nagib Mikati, il ressort que le chemin reste long avant que le Liban ne soit doté d'un nouveau gouvernement. Le souffle d'optimisme, qui, il y a quelques jours, a donné aux Libanais l'impression qu'une percée s'est opérée au niveau des tractations gouvernementales, aura finalement été de courte durée. Retour à la case départ.
Dans les milieux proches de M. Mikati, on soulignait ainsi hier soir que le débat autour de la composition de la nouvelle équipe ministérielle « n'a toujours pas atteint un stade permettant de dire que le gouvernement est sur le point de naître ». Plus encore : selon ces sources, « l'évolution du dialogue en cours donne l'impression que certains souhaitent, exprès ou pas, que le surplace se maintienne comme si le pays connaissait une stabilité constante permettant ce luxe politique ».
Le ras-le-bol du Premier ministre désigné est évident. Toujours selon les mêmes sources, « il est impératif que les souhaits exprimés au sujet d'une mise en place rapide du gouvernement se traduisent par un comportement à la hauteur des responsabilités nationales qu'accentuent les bouleversements dans la région, et que cessent les tiraillements politiques, les échanges d'accusations, les conditions itinérantes, les revendications rédhibitoires avancées sur un sujet pour remplacer les tiraillements sur un autre, ainsi que les ambitions d'acquis sans fin ».
De mêmes sources, on a souligné la nécessité que « les revendications soient rationnelles, à la mesure du possible et conformes à l'intérêt national supérieur ainsi qu'aux règles constitutionnelles ».
Le message principal que les proches de M. Mikati ont essayé de faire transmettre hier est que le problème au sujet de la composition du gouvernement est bien plus grave que celui d'un partage de parts au sein du nouveau cabinet puisqu'il touche aux fondements de la République et qu'il n'est pas question pour le Premier ministre désigné de faire des concessions à ce sujet. « Le problème principal dépasse le cadre des anciennes conditions qui se renouvellent en permanence, pour toucher au cœur même de l'opération de mise en place du gouvernement. Chaque partie souhaite une équipe conforme à son choix politique alors qu'il est primordial que les choix et le rôle du nouveau gouvernement soient au seul service de tout le Liban et que celui-ci œuvre pour consolider la stabilité et protéger le pays des retombées des tempêtes qui soufflent sur la région », a-t-on indiqué dans ces milieux où l'on s'est exclamé : « Ça suffit de parler de pressions pour empêcher la formation du gouvernement ou d'un feu vert extérieur. Tout cela ne sert pas le Liban. »
« Notre devoir est de protéger le Liban au niveau interne grâce à l'entente. Est-il demandé au gouvernement de rompre les liens avec les États frères et amis du Liban ? » s'est-on aussi interrogé, en niant la présence de pressions ou l'attente d'un feu vert quelconque.
Dans ces milieux, on s'est aussi étonné des « rumeurs sur des concessions faites par M. Mikati au sujet de certains portefeuilles ministériels ou d'un attachement à d'autres », expliquant que le Premier ministre désigné « ne fait qu'appliquer les règles constitutionnelles et se concerte avec le président, partant du principe que le nouveau gouvernement doit être constitué d'une équipe de travail homogène et productive, sans que personne n'y détienne le monopole de décision, voire de blocage, surtout que l'expérience passée était chargée de points négatifs qui s'étaient répercutés négativement sur l'intérêt du pays et l'action de la classe politique ».
Des propos tenus dans les cercles proches du Premier ministre désigné, Nagib Mikati, il ressort que le chemin reste long avant que le Liban ne soit doté d'un nouveau gouvernement. Le souffle d'optimisme, qui, il y a quelques jours, a donné aux Libanais l'impression qu'une percée s'est opérée au niveau des tractations gouvernementales, aura finalement été de courte durée. Retour à la case départ.Dans les milieux proches de M. Mikati, on soulignait ainsi hier soir que le débat autour de la composition de la nouvelle équipe ministérielle « n'a toujours pas atteint un stade permettant de dire que le gouvernement est sur le point de naître ». Plus encore : selon ces sources, « l'évolution du dialogue en cours donne l'impression que certains souhaitent, exprès ou pas, que le surplace se maintienne comme si le pays...
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