Les Palestiniens ont commencé hier à commémorer la « nakba » (catastrophe), la création d'Israël en mai 1948 et leur exode, avec des manifestations émaillées d'incidents à Jérusalem-Est, en Cisjordanie. Des dizaines de Palestiniens, dont un adolescent de 16 ans, ont été blessés lors de heurts avec les forces israéliennes. Dans le quartier de Silwan, théâtre de violences quasi quotidiennes, un jeune manifestant a été grièvement blessé dans des circonstances encore non éclaircies et hospitalisé. Une source hospitalière palestinienne a fait état d'une trentaine de blessés dans les incidents qui ont éclaté après la prière musulmane du vendredi, dans les quartiers entourant la Vieille ville, ainsi que dans le camp de réfugiés de Chouafat. Au total, 34 Palestiniens ont été arrêtés dans la région de Jérusalem, a indiqué le porte-parole de la police israélienne Micky Rosenfeld.
Israël craint un accroissement du trafic d'armes vers Gaza
La priorité accordée par les nouveaux dirigeants égyptiens à la stabilisation de leur pays favorise le trafic d'armes à destination de la bande de Gaza, jugent les services israéliens de contre-espionnage. « Aujourd'hui, l'attention du régime égyptien se porte sur la stabilisation des nouvelles autorités et cela facilite la tâche des trafiquants dans le Sinaï », écrit le Shin Bet dans son dernier rapport. Il renouvelle des accusations portées de longue date contre l'Iran selon lesquelles la République islamique, désireuse d'étendre son influence dans la région, fournit un « armement de type militaire » au Hamas, qui contrôle la bande de Gaza depuis quatre ans, et aux activistes du Jihad islamique.
Parallèlement, les autorités égyptiennes ont de leur côté annoncé hier la fermeture de l'accès au Sinaï, et renforcé la sécurité dans la péninsule pour empêcher une marche devant rallier Le Caire au territoire palestinien, a constaté hier un correspondant de l'AFP.


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef