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Économie - Développement

Objectif 2020 : réduire de moitié le nombre de pays les moins avancés

Les dirigeants de 48 pays ont rendu public à Istanbul un programme d'action décennal.
Les dirigeants des 48 pays les moins avancés (PMA) et de pays donateurs ont rendu public vendredi à Istanbul un programme d'action décennal prévoyant de diviser par deux le nombre de PMA d'ici à 2020 en donnant la priorité aux développements des capacités de production.
Les politiques de développement auront au cours de la prochain décennie pour but de « rendre la moitié des PMA capables de remplir d'ici à 2020 les critères requis pour franchir le seuil » de pauvreté définissant ce groupe, affirme le programme d'action pour les PMA 2011-2020.
Les PMA sont actuellement composés de 33 pays africains, 14 pays asiatiques et Haïti - des États caractérisés par un revenu annuel par habitant inférieur à 745 dollars et une grande vulnérabilité économique et sociale.
Depuis la création par l'ONU de la notion de PMA, en 1971, seuls trois pays sont parvenus à s'extraire de ce groupe : le Botswana (1994), le Cap-Vert (2007) et les Maldives (2011).
Pour réaliser son objectif, le programme, rendu public au terme de cinq jours de conférences sous l'égide de l'ONU, insiste sur le développement des capacités de production des PMA.
La capacité de production « est le meilleur moyen de créer de la croissance et de la richesse de façon à rendre durables les progrès enregistrés par les PMA dans le domaine du développement humain », a déclaré à la presse Cheick Sidi Diarra, secrétaire général adjoint de l'ONU chargé des PMA.
« La capacité de production, cela signifie les infrastructures de base nécessaires à tout investissement (...) dans un pays. Cela comprend l'instauration de la sécurité énergétique. Cela nécessite de l'innovation et des transferts de technologie, ainsi qu'un accent mis sur la productivité agricole », a-t-il commenté. Le programme d'action cible également une croissance économique de 7 % par an chez les PMA, envisage des « progrès substantiels dans l'éradication de la faim d'ici à 2020 », ou encore la diminution de 50 % du nombre de personne n'ayant pas un accès durable à une eau potable d'ici à 2015.
Les pays donateurs renouvellent dans ce document leur engagement de consacrer 0,15 à 0,20 % de leur revenu national brut à l'aide officielle au développement - une promesse faite lors de la précédente conférence de l'ONU pour les PMA, à Bruxelles en 2001, restée largement lettre morte.
« Nous pensons que parvenir au niveau d'aide convenu à Bruxelles (...), qui est de 0,20 %, va nous permettre de (faire passer) le montant actuel des aides officielles de 28 à 80 milliards de dollars », a estimé M. Diarra.
Le fonctionnaire international a indiqué que les Samoa, Tuvalu et Vanuatu devraient être capables de quitter les PMA d'ici trois à cinq ans, tandis que trois pays pétroliers - Guinée équatoriale, Angola et Timor-Oriental - ainsi que le Bangladesh et le Népal, pourraient les imiter avant 2020.
Le programme d'action a cependant été violemment critiqué par les représentants de la société civile conviés à Istanbul. L'efficacité du plan a été « minée par les pays développés qui ont systématiquement supprimé tout objectif, planning et moyen de mise en œuvre qui auraient pu être utilisés pour leur faire rendre des comptes », affirment-ils dans une déclaration commune.
La quatrième conférence de l'ONU pour les PMA a réuni à Istanbul quelque 9 000 chefs d'État et de gouvernement, parlementaires, hommes d'affaires et représentants de la société civile. La conférence se tient tous les dix ans. La France avait accueilli les deux premières, en 1981 et 1990.
(Source : AFP)
Les dirigeants des 48 pays les moins avancés (PMA) et de pays donateurs ont rendu public vendredi à Istanbul un programme d'action décennal prévoyant de diviser par deux le nombre de PMA d'ici à 2020 en donnant la priorité aux développements des capacités de production.Les politiques de développement auront au cours de la prochain décennie pour but de « rendre la moitié des PMA capables de remplir d'ici à 2020 les critères requis pour franchir le seuil » de pauvreté définissant ce groupe, affirme le programme d'action pour les PMA 2011-2020.Les PMA sont actuellement composés de 33 pays africains, 14 pays asiatiques et Haïti - des États caractérisés par un revenu annuel par habitant inférieur à 745 dollars et une grande vulnérabilité économique et sociale.Depuis la création par l'ONU de la notion de PMA, en...
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