Le président Assad aurait donné instruction aux forces de l'ordre de ne pas ouvrir le feu sur les manifestants./
Ainsi, des mouvements ont été organisés à Deraa, Homs, Qameshli et Amouda à titre d'exemple. Les manifestants scandaient des slogans réclamant la liberté et le départ du président Bachar el-Assad et son régime.
Selon un écrivain et opposant, Louaï Hussein, le président Assad aurait donné instruction aux forces de l'ordre de ne pas ouvrir le feu sur les manifestants. La répression du mouvement de contestation contre le régime, lancé à la mi-mars, a fait quelque 700 morts et des milliers d'arrestations, selon des ONG.
Mercredi, 19 civils avaient notamment été tués par les forces de l'ordre dans les foyers de la contestation à Deraa (sud) et à Homs (centre), selon une ONG.
"Il y a un déploiement intense des agents des forces de sécurité. Des points de contrôle ont été établis dans les villes et villages qui ont connu des manifestations", a affirmé à l'AFP un militant des droits de l'Homme sous couvert de l'anonymat.
Selon un autre militant, dans la ville côtière de Banias (nord-ouest), encerclée depuis samedi par l'armée, "plus de 2 000 soldats sont déployés sur la place où manifestent les habitants ainsi que dans les rues adjacentes".
Il a par ailleurs indiqué que les autorités avaient prévu des manifestations en faveur du régime à Deraa et à Banias.
Près de 3 000 personnes ont commencé à manifester après la prière du vendredi à Qameshli (nord-est), et 2 500 autres dans un village voisin, Derbassyié, a indiqué un autre militant.
Parallèlement, a ajouté un des militants, les arrestations se poursuivaient à travers le pays, de Deir Ezzor (est) à Lattaquié (ouest) et de Qamichli à Deraa (sud), où le mouvement de contestation est né le 15 mars.
L'Observatoire syrien des droits de l'Homme a fait état de l'arrivée de l'armée et des services de sécurité dans de nouveaux villages proches de Banias.
Une conseillère du président, "Bouthaïna Chaabane, m'a affirmé lors d'une conversation téléphonique que des ordres présidentiels stricts avaient été donnés de ne pas ouvrir le feu sur les manifestants", indique M. Hussein sur son site Facebook.
"Tous ceux qui enfreindront ces ordres en assumeront l'entière responsabilité", a ajouté Mme Chaabane, selon lui.
De nombreux pays occidentaux et ONG internationales de défense des droits de l'Homme ont condamné les tirs des forces de l'ordre contre les manifestants, alors que le régime imputent ces violences à des groupes "terroristes".
Mme Chaabane, citée mercredi par le journal proche du pouvoir Al-Watan, a affirmé qu'un "dialogue national" avait commencé avec l'opposition.
Mandatée par le président Assad, elle a indiqué s'être entretenue la semaine dernière avec des figures de l'opposition, dont Louaï Hussein, l'écrivain Michel Kilo et l'économiste Aref Dalila, avec lesquels elle a abordé la question du pluralisme politique et des lois sur les élections et les médias.
Malgré la répression, un appel à manifester en soutien aux manifestantes détenues avait été lancé sur la page "The Syrian Revolution 2011" créée par de jeunes militants hostiles au régime.
Plusieurs manifestantes ont été arrêtées lors de rassemblements ces dernières semaines et quatre tuées le 7 mai à Banias, selon les militants.
À l'étranger, l'Australie, qui a condamné la répression, a annoncé vendredi qu'elle allait durcir ses sanctions financières contre Damas.
La chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, n'avait pas exclu la veille que les sanctions prises à l'encontre de 13 membres du régime puissent être étendues au président Assad lui-même.
Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a en revanche mis en garde vendredi contre une intervention étrangère, appelant l'opposition syrienne à ne pas répéter le "scénario libyen", selon les agences russes.
Furieuse après la récente intervention militaire internationale en Libye, la Russie refuse de coopérer avec l'Occident pour faire davantage pression sur la Syrie, afin de préserver ses relations avec ce pays.
Selon un écrivain et opposant, Louaï Hussein, le président Assad aurait donné instruction aux forces de l'ordre de ne pas ouvrir le feu sur les manifestants. La répression du mouvement de contestation contre le régime, lancé à la mi-mars, a fait quelque 700 morts et des milliers d'arrestations, selon des ONG.Mercredi, 19 civils avaient notamment été tués par les forces de l'ordre dans les foyers de la contestation à Deraa (sud) et à Homs (centre), selon une ONG."Il y a un déploiement intense des agents des forces de sécurité. Des points de contrôle ont été établis dans les villes et villages...

