"Nous invitons tous les peuples d'Europe à tendre la main avec solidarité (...) à leurs voisins du Proche-Orient et d'Afrique du Nord qui démontrent aujourd'hui, avec un tel courage, leur attachement aux valeurs universelles de liberté et de démocratie", affirme le rapport publié par ce groupe.
Le document, rendu public à l'occasion de la 121e réunion du comité des ministres du Conseil de l'Europe, invite les institutions européennes à "élaborer des politiques globales" en direction des pays du sud et de l'est de la Méditerranée afin qu'ils "bénéficient de l'expérience" de l'Europe en matière d'État de droit, de démocratie et de droits de l'homme.
Le rapport, consacré à "la liberté et la diversité dans l'Europe du XXIe siècle, convie notamment le bloc européen à faire participer ces pays aux travaux des institutions européennes et aux conventions européennes.
Le groupe, présidé par l'ancien ministre allemand des Affaires étrangères Joschka Fischer, appelle également les Européens à faire "preuve de la solidarité nécessaire" face à l'arrivée de migrants et demandeurs d'asile, "en partageant la charge entre les États membres".
Cette proposition intervient alors que la question de l'accueil de migrants tunisiens a provoqué des tensions entre la France et l'Italie.
Plus de 20.000 d'entre eux ont débarqué illégalement sur l'île italienne de Lampedusa depuis la révolution tunisienne et beaucoup souhaitent se rendre en France. Rome leur délivre des documents leur permettant de quitter l'Italie pour d'autres pays de l'espace Schengen, ce qui irrite Paris.
Outre M. Fischer, le Groupe compte notamment la vice-présidente du Sénat italien Emma Bonino, le commissaire aux droits de l'homme de la Russie Vladimir Loukine et l'ex-représentant de l'Union européenne pour la politique étrangère Javier Solana (Espagne).


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