Le frère cadet du président syrien Bachar el-Assad, Maher, chef de la Garde républicaine, figure en tête de liste des 13 responsables syriens sanctionnés par l'Union européenne pour leur rôle dans la répression des opposants. /
La Grande-Bretagne mène les tractations pour mettre sur les rails une résolution au Conseil de sécurité mettant en garde la Syrie contre la répression du régime de Bachar el-Assad, ont indiqué des diplomates.
Les pays occidentaux, en parallèle, renforcent leur campagne pour empêcher la Syrie d'obtenir un siège au Conseil des droits de l'homme lors d'un vote la semaine prochaine.
Mais les efforts pour faire pression sur la Syrie sont contrecarrés par l'opposition de la Russie, de la Chine et d'autres pays des quinze nations du Conseil de sécurité qui estiment que les bombardements aériens en Libye sont allés plus loin que cela n'était prévu par le mandat de l'ONU.
La Syrie a de nouveau soulevé des critiques en refusant de laisser une équipe humanitaire de l'ONU se rendre à Deraa dimanche. Plusieurs centaines de personnes ont été abattues par les forces du président Bachar el-Assad dans cette ville qui est devenue un symbole de la contestation.
"Nous pensions y aller hier dimanche. Notre déplacement a été retardé par le gouvernement et j'en cherche les raisons", a souligné lundi le chef des opération humanitaires de l'ONU Valerie Amos devant les journalistes.
"On nous a assuré qu'ils pourront y aller plus tard cette semaine, j'espère que cela sera possible", a ajouté Mme Amos.
Les Nations unies avaient annoncé jeudi que la Syrie était d'accord pour laisser une équipe de l'ONU se rendre à Deraa après un appel téléphonique du secrétaire général Ban Ki-moon au président Assad.
M. Ban a également exhorté M. Assad à coopérer avec une enquête du Conseil des droits de l'homme sur la répression en Syrie.
Selon les ONG chargées des droits de l'homme, plus de 600 personnes ont été tuées et 8 000 ont été arrêtées ou ont disparu dans le pays en huit semaines de contestation.
La Russie et ses alliés qui s'opposent à toute ingérence dans les affaires intérieures d'un pays, ont bloqué la semaine dernière une déclaration au Conseil de sécurité.
L'Union européenne et les États-Unis ont déjà imposé des sanctions contre le régime syrien, y compris un gel des avoirs et une interdiction de voyager contre les dirigeants syriens.
La Grande-Bretagne espère aller "rapidement" cette semaine au Conseil de sécurité, a indiqué un diplomate du Conseil sous couvert d'anonymat. Elle essaye de réunir des soutiens à une résolution ou une déclaration, a indiqué un autre diplomate.
"Les événements en Syrie empirent, tout le monde peut le voir. La clé sera d'obtenir le soutien de l'Inde, de l'Afrique du sud et du Brésil", a dit ce diplomate.
Les diplomates ont indiqué que même une déclaration ou une résolution mettant en garde la Syrie sur sa conduite serait une grande réussite.
La Syrie est par ailleurs l'un des quatre candidats --avec l'Inde, l'Indonésie et les Philippines-- aux quatre sièges vacants au Conseil des droits de l'homme qui doivent être attribués pour le groupe Asie à l'ONU.
"Ce n'est pas vraiment le moment pour la Syrie de devenir membre du Conseil des doits de l'homme", a insisté lundi l'ambassadeur de France à l'ONU Gérard Araud.


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