Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a achevé vendredi une minitournée à Londres et Paris destinée à mettre en garde les Européens contre une reconnaissance rapide de l'État palestinien. « Le Premier ministre a été satisfait » de ses discussions à Londres avec son homologue britannique David Cameron et avec le président Nicolas Sarkozy, a déclaré un responsable israélien. Pour lui, le principal point positif réside dans le soutien apporté par Nicolas Sarkozy à sa revendication de voir Israël reconnu par les Palestiniens comme « l'État du peuple juif ». Au cours de cette minitournée, Benjamin Netanyahu a aussi fait campagne contre l'accord de réconciliation interpalestinien signé cette semaine au Caire entre le Hamas et le Fateh. Sur ce sujet aussi, les Israéliens pensent avoir été rassurés par les prises de position de leurs interlocuteurs français et britanniques. « Tout nouveau gouvernement palestinien doit rejeter la violence, reconnaître le droit d'Israël à exister et s'engager dans le processus de paix », a fait savoir Downing Street après les entretiens Cameron-Netanyahu. Paris est sur la même ligne que Londres.
Israël boucle la Cisjordanie pour sa fête de l'Indépendance
L'armée israélienne a imposé samedi un bouclage strict de la Cisjordanie à partir de minuit jusqu'au mardi à minuit, pour la fête de l'Indépendance d'Israël. Durant cette période, les Palestiniens ne seront pas autorisés à se rendre en Israël, hormis pour les cas humanitaires et pour les personnes nécessitant un traitement médical. La fête marquant le 63e anniversaire de la création de l'État d'Israël débute ce soir à l'issue du « Jour du souvenir » en l'honneur des soldats tués dans l'exercice de leurs fonctions et des victimes d'attentats. Israël ferme systématiquement les points de passage avec la Cisjordanie lors des principales fêtes, de crainte d'attentats. Le bouclage de la bande de Gaza est encore plus sévère.


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef