Bahreïn: Amnesty International critique les arrestations, l'état d'urgence
OLJ /
le 04 mai 2011 à 21h00
Amnesty International a appelé mercredi le gouvernement de Bahreïn à mettre fin à sa campagne d'arrestations contre ses opposants et critiqué l'annonce d'une reconduction de l'état d'urgence, en vigueur depuis la répression à la mi-mars d'un mouvement de protestation. "Les autorités bahreïnies doivent cesser d'arrêter quiconque s'oppose à elles et libérer les protestataires arrêtés pour avoir réclamé pacifiquement des réformes", a déclaré Philip Luther, directeur adjoint d'Amnesty pour le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord. "Depuis que les manifestations ont été violemment réprimée à la mi-mars, la persécution par le gouvernement des dissidents n'a pas faibli, et une reconduction de l'état d'urgence ne fera qu'exacerber la crise en matière des droits de l'Homme", a-t-il ajouté dans un communiqué. Citant des médias bahreïnis, le groupe de défense des droits de l'Homme indique que des membres du Parlement avaient voté massivement mardi pour la reconduction, pour trois mois, de l'état d'urgence, entré en vigueur depuis le 15 mars pour mater le mouvement de contestation. La loi sur l'état d'urgence a servi à des arrestations sans mandat judiciaire, à la détention au secret de protestataires et de militants politiques, et au jugement de civils par des tribunaux militaires, déplore-t-il. Des organisations de défense des droits de l'Homme ont dénoncé la répression contre les manifestants, à majorité chiite, dans un pays gouverné par une dynastie sunnite, et se sont élevées contre la récente condamnation à mort par la justice militaire de quatre chiites reconnus coupables d'avoir tué deux policiers lors des manifestations antigouvernementales. Les violences (mi-février/mi-mars) à Bahreïn ont fait, selon Manama, 24 morts, dont les quatre policiers. Quatre manifestants sont morts depuis en détention.
Amnesty International a appelé mercredi le gouvernement de Bahreïn à mettre fin à sa campagne d'arrestations contre ses opposants et critiqué l'annonce d'une reconduction de l'état d'urgence, en vigueur depuis la répression à la mi-mars d'un mouvement de protestation."Les autorités bahreïnies doivent cesser d'arrêter quiconque s'oppose à elles et libérer les protestataires arrêtés pour avoir réclamé pacifiquement des réformes", a déclaré Philip Luther, directeur adjoint d'Amnesty pour le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord."Depuis que les manifestations ont été violemment réprimée à la mi-mars, la persécution par le gouvernement des dissidents n'a pas faibli, et une reconduction de l'état d'urgence ne fera qu'exacerber la crise en matière des droits de l'Homme", a-t-il ajouté dans un communiqué.Citant des...
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