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Moyen Orient et Monde - Bahreïn

Les chiites dénoncent une campagne de persécution

Les autorités à Bahreïn continuent de persécuter les chiites, majoritaires, en « violant systématiquement » les droits de l'homme, sept semaines après avoir réprimé la contestation, soutiennent des militants. Poursuites devant la justice militaire, détention de centaines de personnes, dont des femmes, destruction de mosquées et licenciements arbitraires se multiplient dans le petit royaume du Golfe, affirment ces militants et défenseurs des droits de l'homme.
Le pays est gouverné par une vieille dynastie sunnite, celle des al-Khalifa. Les violences lors de la contestation (14 février-15 mars) menée par les chiites qui réclamaient des réformes politiques ont fait officiellement 24 morts, dont 4 policiers. Au moins 567 personnes, dont 38 femmes, restent en détention, a affirmé à l'AFP un ex-élu chiite, Matar Matar, selon lequel un millier de Bahreïnis au total ont été arrêtés lors de la répression des manifestations. M. Matar a indiqué que sept manifestants chiites risquaient la peine de mort pour le meurtre de deux policiers lors des protestations. Le Bahrain Center for Human Rights indique pour sa part que 817 personnes restent en détention, dont 71 femmes, un « phénomène nouveau à Bahreïn », selon le chef de cet organisme, Nabil Rajab.
L'une des détenues a raconté après sa libération avoir été menacée d'être violée si elle ne reconnaissait pas avoir pris part aux manifestations. « Tu ferais bien de le reconnaître, autrement je t'emmène dans une autre pièce où des hommes te feront parler », lui a dit un officier de police. Tirée de son école, cette enseignante a été battue dans le véhicule de police où on l'a obligée avec d'autres collègues chiites à répéter des slogans en faveur de la monarchie. Elle a demandé de ne pas révéler son lieu de travail, disant avoir été menacée au cas où elle parlerait publiquement des conditions de sa détention. Elle dit avoir partagé sa cellule avec des femmes médecins, infirmières et enseignantes, et avoir vu une adolescente battue sauvagement par des policiers.
De nombreuses organisations des droits de l'homme ont condamné les autorités pour la répression du personnel médical, dont celui de l'hôpital Salmaniya qui a pris fait et cause pour les manifestants. « On peut parler maintenant de ségrégation sur une base confessionnelle », a affirmé M. Rajab en citant les cas de descentes de la police dans des hôpitaux et des écoles où on demandait aux employés chiites de se tenir à l'écart des sunnites.
M. Matar, qui a démissionné du Parlement avec 17 autres élus chiites en signe de protestation, a indiqué que les licenciements touchaient principalement les chiites qui ont manifesté ou répondu à l'appel à la grève de la centrale syndicale. Il a dénombré un millier de cas, affirmant qu'ils avaient été parfois dénoncés par des informateurs masqués sur leur lieu de travail. Le gouvernement n'a pas nié des licenciements. Même le football n'a pas échappé à cette vague avec la suspension de 150 joueurs et dirigeants alors que des lieux de prière chiites ont été détruits.
(Source : AFP)

Les autorités à Bahreïn continuent de persécuter les chiites, majoritaires, en « violant systématiquement » les droits de l'homme, sept semaines après avoir réprimé la contestation, soutiennent des militants. Poursuites devant la justice militaire, détention de centaines de personnes, dont des femmes, destruction de mosquées et licenciements arbitraires se multiplient dans le petit royaume du Golfe, affirment ces militants et défenseurs des droits de l'homme.Le pays est gouverné par une vieille dynastie sunnite, celle des al-Khalifa. Les violences lors de la contestation (14 février-15 mars) menée par les chiites qui réclamaient des réformes politiques ont fait officiellement 24 morts, dont 4 policiers. Au moins 567 personnes, dont 38 femmes, restent en détention, a affirmé à l'AFP un ex-élu chiite, Matar Matar,...
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