Sur la base de résultats provisoires du scrutin de samedi, portant sur 35 des 36 États de la Fédération, le chef de l'État sortant, Goodluck Jonathan, un chrétien originaire du delta du Niger, dans le Sud, a devancé Muhammadu Buhari, un musulman du Nord qui a dirigé une junte militaire dans les années 1980. Les partisans de Buhari accusent le parti au pouvoir de fraudes lors de ce scrutin, qui traduit le clivage géographique et religieux du pays le plus peuplé du continent africain, mais a été considéré comme honnête par les observateurs de l'Union africaine (UA) déployés sur le terrain. L'ancien président ghanéen John Kufuor, chef de la mission d'observateurs de l'UA, a accordé un brevet de démocratie à ces élections dans un pays plutôt réputé jusque-là pour ses scrutins pour le moins contestables. Mais, dans le Nord musulman, les forces de sécurité ont tiré en l'air et usé de gaz lacrymogènes pour disperser des foules de protestataires contestant la première élection d'un président du Sud à majorité chrétienne. « Nous voulons Buhari, nous voulons Buhari ! » ont scandé les manifestants à Kaduna, une ville du Nord où ils ont dressé des barricades de pneus en feu. À Zaria, autre cité du Nord, une église a été incendiée dans la nuit et l'armée a dû intervenir pour disperser des partisans des deux camps. À Kano, la ville la plus peuplée du Nord musulman, les militaires ont fait usage de fouets pour disperser les manifestants. Ceux-ci leur ont lancé des pierres et des tirs ont été entendus dans plusieurs quartiers de la ville. À Jos, ville du centre du pays, théâtre récemment de violentes émeutes interreligieuses et survolée par des hélicoptères de l'armée, des militaires ont dû pareillement tirer en l'air pour disperser des manifestants musulmans. (Source : Reuters)
Sur la base de résultats provisoires du scrutin de samedi, portant sur 35 des 36 États de la Fédération, le chef de l'État sortant, Goodluck Jonathan, un chrétien originaire du delta du Niger, dans le Sud, a devancé Muhammadu Buhari, un musulman du Nord qui a dirigé une junte militaire dans les années 1980. Les partisans de Buhari accusent le parti au pouvoir de fraudes lors de ce scrutin, qui traduit le clivage géographique et religieux du pays le plus peuplé du continent africain, mais a été considéré comme honnête par les observateurs de l'Union africaine (UA) déployés sur le terrain. L'ancien président ghanéen John Kufuor, chef de la mission d'observateurs de l'UA, a accordé un brevet de démocratie à ces élections dans un pays plutôt réputé jusque-là pour ses scrutins pour le moins contestables.Mais, dans...
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