« Je suis certain qu’avec la vigilance des gens et des responsables politiques et, j’espère des gouvernements de la région, ce nouveau complot de l’arrogance (des États-Unis) échouera », a déclaré Mahmoud Ahmadinejad, lors du défilé annuel de l’armée.Atta Kenare/AFP
M. Ahmadinejad, qui avait accusé début avril les monarchies du Golfe d'être « sous la pression des États-Unis », a mis en garde leurs dirigeants contre leur alliance avec les États-Unis à qui il ne faut pas faire confiance selon lui. « Les États-Unis ne sont pas un ami honnête. L'expérience a montré qu'ils ont combattu leurs propres amis qui s'étaient sacrifiés pour eux », a-t-il déclaré, en faisant allusion à la chute des régimes des présidents égyptien Hosni Moubarak et tunisien Zine el-Abidine Ben Ali sous la pression de la rue. « Les États-Unis ont sacrifié des gens qui étaient à leur service et au service du régime sioniste pendant 20 ou 30 ans pour assurer leurs intérêts », a-t-il ajouté. « Ceux qui font le jeu des États-Unis doivent savoir que les peuples de la région ne vont pas leur pardonner et ils n'auront pas d'avenir. »
La veille, les six pays membres du Conseil de coopération du Golfe (CCG- Arabie saoudite, Bahreïn, Émirats arabes unis, Koweït, Qatar, Oman), dirigés par des familles sunnites, ont dénoncé les « ingérences de l'Iran » dans leurs affaires à l'issue d'une réunion à Riyad. Ils ont appelé la communauté internationale et le Conseil de sécurité de l'ONU à faire « cesser les ingérences et provocations iraniennes flagrantes ».
L'Iran, pays à grande majorité chiite, a notamment soutenu le mouvement de révolte à Bahreïn, une monarchie arabe du Golfe à majorité chiite mais dirigée par une dynastie sunnite qui a réprimé les manifestations de contestation de la mi-février à la mi-mars. Le ministre iranien des Affaires étrangères Ali Akbar Salehi a même demandé dans une lettre au secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon l'intervention du Conseil de sécurité pour « arrêter la tuerie de la population bahreïnie ».
Outre Bahreïn, l'Iran soutient les révoltes au Yémen et en Libye, mais pas en Syrie, pays allié de longue de date de Téhéran.Lors du défilé militaire à Téhéran, aucun armement nouveau n'a été montré. Le principal défilé militaire organisé par les forces armées a lieu tous les ans en septembre.
(Source : AFP)


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