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Le Hezbollah exprime sa "solidarité" avec le régime syrien

Le Hezbollah a exprimé lundi sa "solidarité" et sa "loyauté" envers le régime de Bachar el-Assad, secoué par un mouvement de contestation sans précédent. "Nous nous tenons aujourd'hui une fois de plus aux côtés de la Syrie du leadership syrien qui a refusé de céder aux pressions et de comploter contre la Résistance", a affirmé le député du Hezbollah Nawwaf el Moussaoui.

Les forces de sécurité ont ouvert le feu dimanche sur des manifestants à Talbisseh lors des obsèques d'un Syrien tué la veille, alors que les autorités syriennes ont attribué les tirs à des "éléments criminels armés" non identifiés.

Il s'exprimait lors d'un colloque de partis libanais pro-syriens tenu à Beyrouth pour exprimer leur "solidarité avec la Syrie qui fait face à un complot américano-sioniste occidental pour porter atteinte à son rôle national, panarabe et résistant".
La Syrie affiche son soutien au Hezbollah et au Hamas islamiste palestinien, qui prônent la lutte armée contre Israël, et est accusée par les États-Unis et l'État hébreu de fournir des armes au parti chiite à travers la frontière avec son voisin libanais.
"Nous sommes convaincus que la Syrie est capable de surmonter cette épreuve", a ajouté M. Moussaoui, précisant que l'instabilité en Syrie aura un impact direct sur son petit voisin.
"Il n'y pas de stabilité au Liban sans stabilité en Syrie, il n'y a pas de sécurité au Liban sans sécurité en Syrie", a-t-il dit.
Le ton est monté récemment entre Damas et le mouvement du Premier ministre libanais en exercice Saad Hariri, après que des membres présumés d'un "réseau terroriste" eurent affirmé avoir reçu des armes de parties étrangères, dont un député de ce mouvement, pour inciter au mouvement de contestation dans le pays.
Vendredi, l'ambassadeur de Syrie à Beyrouth, Abdel Karim Ali, avait affirmé que "tout ce qui nuit à la Syrie nuit de même au Liban, si ce n'est dans une plus large mesure".
Ses déclarations ont provoqué une levée de boucliers dans le camp pro-occidental de M. Hariri, qui y a vu des "menaces voilées".
Par ailleurs, le ministre syrien des Affaires étrangères, Walid Mouallem, a dénoncé lundi des actes de "sabotage" commis pendant les manifestations qui secouent la Syrie depuis le 15 mars.
"Les réformes se poursuivront et les manifestations pacifiques sont autorisées, mais l'usage de la violence et le sabotage sont inacceptables", a dit le ministre lors d'une rencontre avec les ambassadeurs accrédités à Damas, a rapporté l'agence officielle Sana.
"Ceux qui veulent des réformes ne doivent pas faire usage des armes ni de la violence, ni recourir au sabotage, brûlant les institutions de l'État et coupant les routes", a ajouté M. Mouallem.
Le ministre a qualifié de "très dangereux" ce qui s'était passé dimanche à Talbisseh, près de Homs dans le centre de la Syrie, où au moins quatre personnes ont été tuées et plus de 50 blessées.
À Talbisseh, selon M. Mouallem, "la route internationale a été coupée pendant de longues heures, des hommes armés ont attaqué des policiers qui avaient reçu des consignes strictes pour ne pas riposter, ce qui a nécessité l'intervention de l'armée", a-t-il affirmé.
Selon des témoins à Talbisseh, les forces de sécurité ont ouvert le feu dimanche sur la foule lors des obsèques d'un Syrien tué la veille, alors que les autorités syriennes ont attribué les tirs à des "éléments criminels armés" non identifiés, en affirmant qu'un policier avait été tué et 11 blessés ainsi que cinq soldats par ce "groupe criminel".
Selon M. Mouallem, "de grandes pressions populaires sont exercées sur le gouvernement pour qu'il agisse afin de rétablir l'ordre" dans le pays.
Selon Amnesty International, au moins 200 personnes ont été tuées, la plupart par les forces de sécurité ou par des policiers en civil. Les autorités accusent des bandes "criminelles" ou "armées" d'être responsables des tirs qui ont tué manifestants et membres des forces de l'ordre.

 

Il s'exprimait lors d'un colloque de partis libanais pro-syriens tenu à Beyrouth pour exprimer leur "solidarité avec la Syrie qui fait face à un complot américano-sioniste occidental pour porter atteinte à son rôle national, panarabe et résistant".La Syrie affiche son soutien au Hezbollah et au Hamas islamiste palestinien, qui prônent la lutte armée contre Israël, et est accusée par les États-Unis et l'État hébreu de fournir des armes au parti chiite à travers la frontière avec son voisin libanais."Nous sommes convaincus que la Syrie est capable de surmonter cette épreuve", a ajouté M. Moussaoui, précisant que l'instabilité en Syrie aura un impact direct sur son petit voisin."Il n'y pas de stabilité au Liban sans stabilité en Syrie, il n'y a pas de sécurité au Liban sans sécurité en Syrie", a-t-il dit.Le ton est...