Le sénateur Ivan Renar, président de Lille 3 000, espère que cette exposition permettra de "réfléchir sur nos peurs pour mieux les dominer et être acteur de notre monde au lieu de le subir".
Big Brother n'est souvent pas loin, comme dans "Physiognomic Scrutinizer", du Néerlandais Marnix De Nijs : un portique inquisiteur photographie la personne qui le traverse et associe son visage à celui d'une personnalité controversée, voire criminelle, pour mettre en garde contre l'utilisation croissante de la biométrie.
Dans la pénombre de cette ancienne gare de marchandises devenu un haut lieu culturel lillois, beaucoup d'oeuvres font également référence à l'actualité et au monde des médias.
Ainsi, "Libération", du Français Grégory Chatonsky est "une installation en hommage à la mort programmée de la presse papier": le visiteur appose sa main sur un grand monolithe noir et entend les commentaires des lecteurs du site du quotidien éponyme s'enchaîner sans arrêt.
"Time Slip", du Français Antoine Schmitt, fait défiler des dépêches de l'Agence France-Presse sur un panneau lumineux qui les conjugue au futur et les transforme en prédictions : "L'OM va battre le PSG 3 à 0", peut-on lire par exemple.
Certaines oeuvres renvoient sans le vouloir à l'actualité récente : "Scorched Earth", du Néerlandais Christiaan Zwanikken, un paysage interactif post-apocalyptique, composé de métaux et de minerais extraits d'une mine de cuivre abandonnée, fait tout de suite penser, par sa désolation, au drame de Fukushima.
Le sénateur Ivan Renar, président de Lille 3 000, espère que cette exposition permettra de "réfléchir sur nos peurs pour mieux les dominer et être acteur de notre monde au lieu de le subir".

