Le président yéménite Ali Abdallah Saleh a défendu hier sa légitimité de chef d'État élu, « ces masses populaires, ces millions de personnes rassemblées sur cette place sont venues dire oui à la légitimité constitutionnelle », a déclaré M. Saleh à l'adresse de ses partisans massés sur la place Sabiine, jouxtant son palais à Sanaa. « Ces masses sont celles (des élections) de 2006 qui ont dit oui à Ali Abdallah Saleh comme président de la République », a-t-il rappelé sous les ovations de dizaines de milliers de partisans. « C'est un message clair adressé à l'intérieur et à l'extérieur du pays. C'est un référendum populaire sur (ma) légitimité constitutionnelle », a-t-il encore dit. « Nous appelons l'opposition à écouter sa conscience et à venir dialoguer et conclure un accord pour la sécurité et la stabilité du pays », a-t-il ajouté. Au pouvoir depuis 32 ans, M. Saleh, dont le mandat court jusqu'en 2013, semble ainsi rejeter les appels à son départ lancés par ses détracteurs. Partisans et adversaires s'étaient rassemblés massivement à Sanaa pour une nouvelle journée de mobilisation, placée sous le slogan « du dialogue » par les premiers et celui « de la détermination » par les seconds. Pour leur part, les militaires, ralliés à la contestation, ont contrôlé minutieusement les accès de la place du Changement, près de l'université de Sanaa, où les jeunes protestataires campent depuis le 21 février pour exiger le départ du chef de l'État. Des rassemblements similaires ont eu lieu dans d'autres villes du Yémen, notamment à Taëz, au sud de Sanaa, où huit protestataires ont été blessés par des tirs de partisans du régime. Des dizaines de milliers de manifestants ont défilé également dans les rues des principales villes du Sud, notamment à Aden, pour réclamer la chute du régime. D'influents dignitaires religieux et chefs tribaux yéménites ont également appelé au départ « immédiat » de M. Saleh, l'avertissant que s'il ne se démettait pas « rapidement », ils « prendraient la tête des manifestations et des sit-in » dans le pays. Par ailleurs, Human Rights Watch (HRW) a dénoncé la présence d'enfants-soldats dans les rangs de la division du général Ali Mohsen al-Ahmar, qui a rallié le 21 mars la contestation et défend les manifestants hostiles au régime. (Source : agences)
Le président yéménite Ali Abdallah Saleh a défendu hier sa légitimité de chef d'État élu, « ces masses populaires, ces millions de personnes rassemblées sur cette place sont venues dire oui à la légitimité constitutionnelle », a déclaré M. Saleh à l'adresse de ses partisans massés sur la place Sabiine, jouxtant son palais à Sanaa. « Ces masses sont celles (des élections) de 2006 qui ont dit oui à Ali Abdallah Saleh comme président de la République », a-t-il rappelé sous les ovations de dizaines de milliers de partisans. « C'est un message clair adressé à l'intérieur et à l'extérieur du pays. C'est un référendum populaire sur (ma) légitimité constitutionnelle », a-t-il encore dit. « Nous appelons l'opposition à écouter sa conscience et à venir dialoguer et conclure un accord pour la...
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