Alonso ne s’attend guère à un changement dans la hiérarchie pour le GP de Chine. Ferrari est toujours derrière McLaren Mercedes et Red Bull Racing, malgré les quelques évolutions aérodynamiques apportées ce week-end. Liu Jin/AFP
« Nous voulons toujours lutter pour la victoire. Mais en ce moment, la Red Bull de Vettel paraît inaccessible », avait observé Alonso mercredi sur le blog de Ferrari. Avant d'en remettre une couche jeudi à Shanghai, devant une presse internationale venue en nombre pour l'écouter.
« Le problème est général. Nous sommes très lents le vendredi, lents le samedi et lents le dimanche aussi », a remarqué le double champion du monde.
« Le dimanche, cela se passe un peu mieux car nous faisons 55 tours de qualification, alors que les autres essaient de gérer un peu plus leurs pneus, leur mécanique », a-t-il indiqué.
La F150e Italia (monoplace 2011) « a au moins cet avantage » qu'elle est « très fiable », a observé Fernando Alonso. « Nous l'avons préparée tout l'hiver pour s'exprimer à 100 % en course. C'est une voiture très robuste, capable de rouler au maximum au niveau moteur, freins, boîte de vitesses. »
En Chine, l'Espagnol a déclaré s'attendre à « un week-end assez similaire » à celui de Sepang, avec « quelques difficultés en qualifications » mais « un rythme de course un peu meilleur ».
« Et, en espérant que tout se passe bien dimanche, d'arriver sur le podium », a dit le pilote Ferrari.
Conditionnel
L'objectif n'est pas le même pour Red Bull et McLaren. Vainqueur des deux premiers GP, Vettel vise le hat-trick. Un triplé le ferait s'envoler au classement général, où il compte déjà 24 points d'avance sur son dauphin Jenson Button (McLaren).
« On se sent bien après les deux dernières courses. On va essayer de faire durer ces sensations », a confié l'Allemand, qui a appelé Red Bull à se « reconcentrer », après avoir déjà demandé dimanche à son écurie de « garder la tête froide ».
Car le champion en titre, malgré son avance, sait que McLaren n'est pas loin. Lewis Hamilton, 8e à Sepang, aurait pu titiller Vettel. Un départ canon de Nick Heidfeld (Lotus Renault), qu'il n'a pas su doubler en piste, lui a d'abord fait perdre de précieuses secondes.
Puis une mauvaise compréhension des pneus l'a conduit à un changement de gommes de trop. Avant qu'il ne soit pénalisé pour avoir zigzagué devant Alonso, afin d'empêcher l'Espagnol de le dépasser.
« Oui. J'aurais pu me battre pour la victoire. J'ai été retenu pas mal de tours » par l'Allemand, a observé Hamilton. « Une fois que je l'ai passé, je faisais plus ou moins les mêmes temps » que Vettel, qu'il « rattrapait » même, selon lui, lors de son deuxième train de pneus. Et d'affirmer : « Cela aurait été proche. »
Un excès d'optimisme qui laisse le pilote Red Bull sceptique. « Trop de "si" » grèvent l'hypothèse d'une lutte entre Hamilton et lui, a-t-il glissé.
Le champion du monde doit pourtant se méfier. Il reste bien sûr le favori à Shanghai. Du moment qu'il signe sa troisième pole position chinoise d'affilée, que sa Red Bull reste fiable, ou que la pluie, annoncée ce week-end, ne bouleverse pas l'ordre établi. Même pour Vettel, le conditionnel reste de mise.
(Source : agences)
Vettel le plus rapide de la 2e séance d'essais libres
L'Allemand Sebastian Vettel a réalisé le meilleur temps de la deuxième séance d'essais libres du Grand Prix de Chine, hier sur le circuit de Shangai :
Deuixième séance d'essais libres :
1- Sebastian Vettel (All/Red Bull-Renault) 1'37''688
2- Lewis Hamilton (G-B/McLaren-Mercedes) 1'37''854
3- Jenson Button (G-B/McLaren-Mercedes) 1'37''935
4- Nico Rosberg (All/Mercedes) 1'37''943
5- Michael Schumacher (All/Mercedes) 1'38''105
6- Felipe Massa (Bra/Ferrari) 1'38''507
7- Adrian Sutil (All/Force India-Mercedes) 1'38''735
8- Nick Heidfeld (All/Lotus-Renault) 1'38''805
9- Vitaly Petrov (Rus/Lotus-Renault) 1'38''859
10- Mark Webber (Aus/Red Bull-Renault) 1'39''327.

