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Culture - Art Décoratif

Les œufs Fabergé du Musée Hillwood

Incontournable, la traditionnelle chasse aux œufs de Pâques, souvent dans le jardin familial, parfois dans des sites publics, atteint son apogée au Musée Hillwood, à l'ombre de Fabergé.

L’œuf des «Douze diamants», offert par le tsar Nicolas II à sa mère.

En 1885, le tsar de Russie, Alexandre III, avait demandé au joaillier Pierre Karl Fabergé (1846-1920) d'exécuter un œuf de Pâques qu'il voulait offrir à son épouse. Il venait d'initier un style de cadeaux que l'on s'est échangés dans la famille impériale durant une trentaine d'années. Deux de ces œufs, ayant appartenu au tsar Nicolas II et qu'il avait dédiés à sa mère, ont été acquis par le Hillwood Museum à Washington, qui possède la plus importante collection d'œuvres d'art russes se trouvant en dehors des frontières de la fédération et assemblées par la créatrice de ce musée, la riche héritière Marjorie Merriweather Post (1887-1973).
Cette année, en guise de chasse aux œufs de Pâques, le Musée Hillwood a organisé un «Atelier Fabergé» à l'intention des grands et des petits, invités à créer des œufs à la manière du célèbre joaillier russe. Ils disposaient de rubans, de pierreries et autres motifs pour donner cours à leur talent. Afin de stimuler davantage leur imagination, deux acteurs ont interprété les rôles du tsar Nicolas II et de Pierre Karl Fabergé, qui ont conté l'histoire de ces petits chefs-d'œuvre, en particulier ceux exposés au Hillwood Museum.

Deux œufs spectaculaires
L'un des œufs est intitulé «Les douze monogrammes» parce qu'il comporte les initiales du tsar Alexandre III et de son épouse Maria Federovna, formées de douze diamants. Ceux-ci sont incrustés dans de l'émail champlevé bleu opaque et or, «une technique, nous explique un expert du musée, rarement utilisée par Fabergé». Nicolas II avait offert cet œuf à sa mère, Maria Federovna, six mois après la mort de son père. L'autre œuf, également offert à sa mère et aussi spectaculaire, s'intitule «La Grande Catherine». Il est décoré de scènes allégoriques, évoquant les arts et les sciences, inspirées des peintures de François Boucher. L'effet camaïeu avait été obtenu par une superposition de couches d'émail blanches et roses. Autres décorations: un chérubin gravé sur médaillon, des rangs de perles et de diamants. À l'origine, l'intérieur de cette œuvre comportait une chaise à bascule mécanisée, sur laquelle on avait posé une figurine représentant la Grande Catherine.
À noter que l'intérieur des œufs Fabergé contenait des petites horloges ou ce genre d'objets-miniatures: des bateaux, des trains, des palais. Tous étaient de la très belle ouvrage et le célèbre joaillier jouait un grand rôle dans leur conception. Et ils avaient fait sa gloire. D'origine française et plus précisément picarde, il avait obtenu un privilège: le tsar Alexandre III lui avait octroyé, en 1884, le titre de fournisseur de la cour impériale. Il le restera sous Nicolas II. Il fut également reconnu auprès des cours d'Angleterre, de Thaïlande, de Suède et de Norvège. Sa firme avait réalisé plus de 100000 pièces en 1914. Certains de ces objets qui préfigurent l'Art déco et qui évoquent l'art de vivre de la dynastie des Romanoff sont présents au Musée Hillwood.
En 1885, le tsar de Russie, Alexandre III, avait demandé au joaillier Pierre Karl Fabergé (1846-1920) d'exécuter un œuf de Pâques qu'il voulait offrir à son épouse. Il venait d'initier un style de cadeaux que l'on s'est échangés dans la famille impériale durant une trentaine d'années. Deux de ces œufs, ayant appartenu au tsar Nicolas II et qu'il avait dédiés à sa mère, ont été acquis par le Hillwood Museum à Washington, qui possède la plus importante collection d'œuvres d'art russes se trouvant en dehors des frontières de la fédération et assemblées par la créatrice de ce musée, la riche héritière Marjorie Merriweather Post (1887-1973). Cette année, en guise de chasse aux œufs de Pâques, le Musée Hillwood a organisé un «Atelier Fabergé» à l'intention des grands et des petits, invités à créer des...
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