L’Inter Milan a abandonné sans gloire sa couronne européenne en concédant sa deuxième défaite face à au club allemand. En photo, le milieu de Schalke 04 Joel Matip (à gauche) et le défenseur de l’Inter Milan Maicon.Daniel Roland/AFP
Après sa déroute de l'aller (5-2), il aurait fallu un miracle ou, tout au moins, un exploit inédit dans l'histoire de la compétition pour que l'Inter accède au dernier carré.
Mais les supporteurs des champions d'Italie n'ont vu le commencement ni de l'un ni de l'autre et ont très vite constaté que leur équipe était résignée.
Alors qu'on les attendait impatients d'en découdre et surmotivés, les hommes de Leonardo ont attendu la 13e minute pour prendre pour cible Neuer, et encore sur une frappe molle de Sneijder.
En face, Schalke 04, avec les puissants Papadopoulos et Matip en milieu de terrain, avec Sarpei, Metzelder, de retour avec un masque de protection, et Höwedes en défense, se régalaient et bouchaient sans mal le moindre trou.
L'Inter dominait territorialement, mais sans poser de problèmes au club de la Ruhr.
Très sûrs d'eux, les joueurs de Schalke, modestes 9es de leur championnat, aggravaient la frustration de leurs adversaires avec une série de passes saluée par leur public, aux anges.
La situation des Italiens empirait en fin de première période lorsque Raul, lancé en profondeur par Jurado, dribblait la défense et Julio Cesar pour inscrire son 5e but de la campagne, le 71e de sa carrière en C1.
De retour des vestiaires, l'Inter égalisait par Thiago Motta (49) suite à un cafouillage devant le but de Neuer, mais il en fallait plus pour faire perdre son calme à Schalke 04.
Après avoir découragé des Milanais bien éprouvés physiquement, les Allemands les crucifiaient à la 81e minute sur une superbe inspiration de Raul qui lobait la défense pour Höwedes.
Moins d'un mois après sa nomination en remplacement de Magath, Rangnick est déjà entré dans l'histoire de son club en lui offrant un choc contre Manchester United dans la dernier carré de la C1 à sa troisième tentative après 1959 et 2008.
Fin du suspense
Le Real Madrid, de son côté, s'est tranquillement qualifié pour le dernier carré en s'imposant 1 à 0 à Tottenham sans gaspiller inutilement des forces à trois jours du choc de la Liga contre Barcelone.
Déjà vainqueurs 4 à 0 à l'aller, les Madrilènes se sont imposés grâce à une énorme bourde du gardien Gomes, incapable de stopper un tir pourtant anodin de Cristiano Ronaldo peu après la mi-temps (50).
Le Brésilien, impliqué sur deux des buts espagnols la semaine dernière, mais de manière moins flagrante, restera le héros malheureux de ce quart de finale.
Le but du Portugais a mis définitivement un terme au suspense, s'il en persistait la moindre parcelle ailleurs que dans les discours un peu convenus des deux camps avant le match.
De toute façon, les « Spurs » n'ont pas été capables en tout début de rencontre de créer l'étincelle susceptible de faire paniquer les joueurs du Real Madrid, qui se présentaient avec une équipe forte, histoire d'éviter de jouer avec le feu, mais sans Benzema, ni Higuain, ni Di Maria, tous les trois sur le banc.
Harry Redknapp avait promis que ses joueurs se battraient, ils l'ont fait, notamment leurs ailiers Gareth Bale et Aaron Lennon, contraints de trouver des solutions plus inventives que des grandes balles sur Peter Crouch, puisque le géant anglais était absent après son exclusion au match aller.
Le Russe Pavlyuchenko a gâché la seule vraie occasion anglaise de la première période en expédiant le ballon dans les tribunes sur un bon centre en retrait de Lennon (27).
Les joueurs de Tottenham voulaient à l'évidence mettre un point final à leur première participation à la Ligue des champions sur une note positive et ont continué à attaquer après la pause malgré l'absence d'enjeu réel.
C'est William Gallas qui a eu l'occasion la plus franche des Londoniens, sa frappe de la tête rebondissant sur le poteau à un quart d'heure de la fin.
Benzema a alors fait son entrée pour un final où le rythme a logiquement baissé progressivement, les deux équipes commençant à penser aux très importants rendez-vous qui les attendent dans les prochaines semaines.
Les Madrilènes doivent se préparer à une série de quatre chocs contre le Barça, leur futur adversaire en demi-finale, alors que les « Spurs », cinquièmes en championnat, n'ont qu'une place à remonter pour se qualifier pour la prochaine Ligue des champions.

