Des puces électroniques pour contrôler les charmeurs
OLJ /
le 14 avril 2011 à 00h01
Les autorités veulent mettre un coup d’arrêt aux collections hasardeuses de nouveaux serpents qu’entreprennent les charmeurs traditionnels. Narinder Nanu/AFP
Des experts ont injecté des puces électroniques sous la peau de reptiles utilisés par les charmeurs de serpents pour tenter de contrôler les professionnels de la flûte ensorceleuse, a-t-on appris hier auprès des autorités à New Delhi. Les puces, qui contiennent un code unique d'identification, feront office de tatouages permettant aux autorités de vérifier que chaque serpent a été enregistré par son propriétaire, a déclaré Deepak Shukla, le chef du département de la forêt au sein du gouvernement local de New Delhi. Selon la législation indienne en vigueur depuis la fin des années 90, l'utilisation commerciale d'animaux sauvages, y compris les serpents, est formellement interdite. Mais le gouvernement local de New Delhi a offert une amnistie aux charmeurs de serpents en 2003. Seuls dix d'entre eux sont toutefois venus faire enregistrer leurs stocks, dont le nombre total s'élevait à une quarantaine de reptiles de toutes sortes. Ce sont ces animaux qui ont été « tatoués » lundi et mardi par un expert en serpents basé à Goa (Sud). Il a dû injecter les puces à 42 serpents, dont des cobras royaux, des serpents ratiers et un boa des sables. « De nombreux charmeurs n'ont pas accepté l'amnistie et ils seront désormais punis s'ils se font prendre avec des serpents qui n'ont pas ces puces électroniques », a mis en garde M. Shukla. Pour l'expert en serpents Nitin Sawant, « l'idée de ce programme est de mettre un coup d'arrêt aux collections hasardeuses de nouveaux serpents qu'entreprennent les charmeurs traditionnels ». Selon lui, de nombreux serpents tagués étaient en mauvaise santé. « J'ai dit aux charmeurs d'arrêter leur métier parce qu'ils ne sont pas capables de prendre soin de leurs serpents », a-t-il ajouté. La législation sur les animaux sauvages a fait fuir les charmeurs loin des grandes villes. De temps en temps, certains s'installent toutefois près de sites touristiques comme à New Delhi, au risque de se faire arrêter pendant qu'ils tentent de captiver les touristes. (Source : AFP)
Des experts ont injecté des puces électroniques sous la peau de reptiles utilisés par les charmeurs de serpents pour tenter de contrôler les professionnels de la flûte ensorceleuse, a-t-on appris hier auprès des autorités à New Delhi. Les puces, qui contiennent un code unique d'identification, feront office de tatouages permettant aux autorités de vérifier que chaque serpent a été enregistré par son propriétaire, a déclaré Deepak Shukla, le chef du département de la forêt au sein du gouvernement local de New Delhi.Selon la législation indienne en vigueur depuis la fin des années 90, l'utilisation commerciale d'animaux sauvages, y compris les serpents, est formellement interdite. Mais le gouvernement local de New Delhi a offert une amnistie aux charmeurs de serpents en 2003. Seuls dix d'entre eux sont toutefois venus...
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