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Moyen Orient et Monde - Violences

Affrontements meurtriers entre la police et l’armée au Yémen

Les heurts ont fait cinq morts à Jawlat Amrane, au nord de Sanaa.

Un protestataire anti-Saleh manifeste à Sanaa, un serpent dans la bouche... Khaled Abdullah/Reuters

De nouvelles violences liées à la contestation du régime ont fait sept morts au Yémen. À Jawlat Amrane, à 170 km au nord de Sanaa, des policiers ont attaqué dans la nuit de mardi à mercredi à l'arme automatique et à la roquette antichar un barrage de l'armée, selon une source militaire dissidente. Mais le ministère de l'Intérieur a affirmé, dans un communiqué, que ce sont les militaires qui ont attaqué une position de la police et qu'il n'y a eu durant l'attaque que des blessés parmi les policiers.
Selon la source militaire dissidente, le barrage est tenu par des soldats de la première division blindée dont le commandant, le général Ali Mohsen al-Ahmar, avait annoncé le 21 mars rejoindre le mouvement de contestation contre le président Ali Abdallah Saleh. Un officier de l'armée et quatre policiers ont été tués, et deux soldats blessés, selon la source militaire.
Le ralliement à la contestation du général Ahmar, qui commande la région nord-est dont fait partie la capitale Sanaa, avait porté un coup dur au président Ali Abdallah Saleh, au pouvoir depuis 32 ans. Le Yémen est depuis fin janvier le théâtre de manifestations contre le régime du président Saleh, qui ont fait plus de 100 morts.
Hier, deux manifestants ont par ailleurs été tués par l'armée à Aden, principale ville du sud du Yémen, selon des sources médicales et des témoins. L'armée aurait ouvert le feu sur des jeunes gens qui plaçaient des barils au milieu de la chaussée dans le quartier de Mansoura pour paralyser la circulation, afin de faire respecter un appel à la grève générale. Un manifestant a été tué par balle et quatre autres blessés. Le deuxième manifestant a été tué par balle dans le quartier de Moualla.
Des manifestations similaires se sont déroulées à Sanaa, Taëz, Ibb, Damar et Hodeïda, au sud et à l'ouest de la capitale. Ces villes ainsi que la capitale ont également connu des marches de soutien au président Saleh qui s'est dit favorable au principe d'un transfert pacifique du pouvoir « dans le cadre de la Constitution », en réponse à un plan de sortie de crise présenté par les pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG). Ce plan prévoit notamment que le président Saleh, au pouvoir depuis 32 ans, transfère ses pouvoirs au vice-président et la formation d'un gouvernement d'union dirigé par l'opposition qui aura à préparer des échéances électorales. L'opposition réunie au sein du Forum commun continuait hier à examiner cette proposition, selon des sources politiques à Sanaa. L'opposition, qui insiste sur un départ immédiat de M. Saleh, veut avoir, selon les sources politiques, le cœur net sur un point du plan : les pays du CCG demandent-ils une renonciation effective de M. Saleh au pouvoir ou un simple transfert des ses compétences au vice-président ?
(Source : AFP)
De nouvelles violences liées à la contestation du régime ont fait sept morts au Yémen. À Jawlat Amrane, à 170 km au nord de Sanaa, des policiers ont attaqué dans la nuit de mardi à mercredi à l'arme automatique et à la roquette antichar un barrage de l'armée, selon une source militaire dissidente. Mais le ministère de l'Intérieur a affirmé, dans un communiqué, que ce sont les militaires qui ont attaqué une position de la police et qu'il n'y a eu durant l'attaque que des blessés parmi les policiers.Selon la source militaire dissidente, le barrage est tenu par des soldats de la première division blindée dont le commandant, le général Ali Mohsen al-Ahmar, avait annoncé le 21 mars rejoindre le mouvement de contestation contre le président Ali Abdallah Saleh. Un officier de l'armée et quatre policiers ont été tués,...
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