La répression se poursuit à Manama
Deux manifestants bahreïnis sont morts en détention, dont l'un des suites de blessures subies en tentant de résister à des agents de l'ordre, a annoncé hier le ministère de l'Intérieur. Par ailleurs, Front Line, une fondation internationale pour la protection des défenseurs des droits humains, a annoncé que l'un de ses anciens membres, Abdelhadi al-Khawaja, a été arrêté par la police à Manama. L'association a dit ignorer le lieu de détention de cet activiste qui était également président du Centre bahreïni des droits de l'homme. Les autorités ont mis fin à la mi-mars à une contestation d'un mois menée par les chiites qui forment la majorité de la population autochtone, après l'arrivée de forces de pays voisins. Les violences ont fait, selon Manama, 24 morts, dont quatre policiers. La répression du mouvement de contestation a été suivie de rafles au cours desquelles quelque 400 personnes ont été arrêtées selon l'opposition chiite.
EAU
Human Rights Watch dénonce l'arrestation d'un militant
Human Rights Watch (HRW) a dénoncé hier l'arrestation d'Ahmad Mansour, un militant des droits de l'homme, aux Émirats arabes unis et demandé aux autorités de révéler le lieu de sa détention. Selon l'organisation, huit à dix membres des forces de l'ordre ont arrêté le 8 avril ce militant et perquisitionné à son appartement à Dubaï, saisissant un ordinateur et différents documents. HRW estime que l'arrestation de M. Mansour vise à « intimider ceux qui aux Émirats cherchent à rendre publiques leurs demandes de réformes politiques ». M. Mansour avait été l'un des signataires le 9 mars d'une pétition demandant des élections directes et un Parlement doté de pouvoirs législatifs dans cette riche fédération du Golfe jusqu'ici épargnée par la vague de contestation populaire dans le monde arabe.
Jordanie
Le gouvernement critiqué après la disparition d'un homme d'affaires condamné pour corruption
Plusieurs appels à la démission du Premier ministre jordanien ont été lancés hier après la disparition d'un homme d'affaires condamné à trois ans de prison pour corruption puis autorisé à partir aux États-Unis pour s'y faire soigner. « Nous ne savons pas où se trouve Khaled Chahine, aux États-Unis ou en Grande-Bretagne où des sources ont affirmé l'avoir vu », a déclaré samedi soir à la presse le Premier ministre Maarouf Bakhit. Khaled Chahine avait été condamné en octobre dans une affaire de corruption portant sur un projet d'agrandissement d'une raffinerie de pétrole d'un montant de 2,1 milliards de dollars. La Cour de sûreté de l'État avait également condamné l'ex-ministre des Finances Adel Kudah, l'ex-directeur de la raffinerie de pétrole Ahmad Rifaï et un ex-conseiller économique du Premier ministre, Mohammad Rawashdeh.
Égypte
1 000 pièces archéologiques volées depuis janvier
Un millier de pièces archéologiques, mais « aucune majeure », ont été volées dans des musées ou sites antiques en Égypte depuis janvier, a affirmé hier le ministre égyptien des Antiquités Zahi Hawass, dans un entretien au quotidien espagnol El Mundo. « Nous avons ouvert une enquête pour chaque cas afin de retrouver les pièces. Nous avons identifié jusqu'à présent plusieurs coupables, des criminels à la recherche d'or ou de momies et qui ne connaissent pas la valeur des pièces qu'ils ont dérobées », a déclaré M. Hawass. « Ils n'étaient pas organisés, vivaient près des sites archéologiques où les objets étaient conservés et ont probablement profité de la nuit pour pénétrer dans les sites archéologiques et les piller », a-t-il ajouté.
Iran
Ahmadinejad limoge le chef d'état-major des armées
Mahmoud Ahmadinejad a limogé samedi le chef d'état-major des armées, Esfandiar Rahim-Mashaie, pour tenter de marginaliser une personnalité controversée considérée comme l'un des candidats possibles à la présidence. Le chef d'état-major limogé avait provoqué l'ire de nombreux durs du régime en suggérant que la République islamique était l'amie de tous dans le monde, y compris du peuple israélien. Il avait aussi promu une « école iranienne » de pensée islamique jugée inacceptable par beaucoup dans son pays.
L'existence d'usines fabriquant des centrifugeuses n'est « pas un secret », affirme Téhéran
L'Iran a confirmé samedi l'existence dans la banlieue de Téhéran d'une usine fabriquant des pièces pour les centrifugeuses servant à enrichir l'uranium, affirmant que cette usine n'était pas « secrète », contrairement à ce qu'a affirmé l'organisation des Moujahidine du peuple (en exil). « Il y a de nombreuses usines en Iran fabriquant des équipements nécessaires pour la centrale nucléaire de Bouchehr », a affirmé le ministre iranien des Affaires étrangères Ali Akbar Salehi. Par ailleurs, concernant Bouchehr, M. Salehi a annoncé que le réacteur de la première centrale nucléaire iranienne devrait redémarrer début mai une fois achevé le rechargement de son combustible entamé vendredi dernier.
Un avion militaire d'entraînement s'écrase près de Chiraz : un mort
Un avion militaire iranien d'entraînement s'est écrasé hier dans la région de Chiraz (Sud), provoquant la mort du pilote, a rapporté l'agence officielle IRNA. L'avion est un Sukhoï de fabrication russe, a indiqué IRNA, en ajoutant que la cause de l'incident n'était pas connue, sans donner d'autres précisions. L'Iran possède des avions militaires russes et chinois, ainsi que des avions américains achetés avant la révolution islamique de 1979 et que Téhéran a entrepris de moderniser depuis.
Irak
Bagdad interdit à l'armée américaine d'apporter une aide médicale à Achraf
Bagdad a refusé d'autoriser l'armée américaine à apporter une aide médicale aux habitants du camp d'Achraf après les affrontements meurtriers entre les opposants iraniens qui y vivent et l'armée irakienne, a annoncé hier un porte-parole américain. Ce camp à 80 km au nord de Bagdad abrite 3 500 sympathisants de l'Organisation des Moujahidine du peuple iranien, le principal mouvement d'opposition extérieur au régime iranien. Un porte-parole des Moujahidine, Chahriar Kia, a fait état samedi de 33 morts, dont huit femmes, et plus de 300 blessés.
Sadr menace de reprendre la lutte armée si les Américains restent en Irak
Le chef radical chiite Moqtada Sadr a menacé samedi de réactiver l'Armée du mahdi, sa puissante milice, et de renouer avec la lutte armée contre les forces américaines si celles-ci ne quittaient pas l'Irak, comme prévu, à la fin de l'année. Moqtada Sadr, qui vit en Iran et dont la milice a plusieurs fois combattu les troupes américaines, a profité du huitième anniversaire de la chute du régime de Saddam Hussein pour adresser cet avertissement aux États-Unis, mais également aux dirigeants irakiens qui seraient tentés de solliciter une prolongation de la présence américaine. L'Armée du mahdi - qui a compté jusqu'à 60 000 miliciens - a suspendu en 2008 ses activités armées, et le courant sadriste, fortement soutenu par Téhéran, est devenu une force politique incontournable qui compte plusieurs ministres.


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef