Le Kényan Benjamin Kiptoo a remporté hier le marathon de Paris grâce à une accélération à cinq kilomètres de l’arrivée qui lui a permis de distancer son compatriote Bernard Kipyego et l’Éthiopien Eshetu Wendimu. Benoît Tessier/Reuters
En l'absence de Tadese Tola, vainqueur l'an passé, c'était un autre Éthiopien, Eshetu Wendimu, qui faisait figure de favori, meilleur temps des engagés. Mais c'était compter sans la course de masse des Kényans qui formaient la majorité du groupe d'une quinzaine de coureurs partis sur des bases très élevées, assez en tout cas pour menacer le record du parcours.
Emmené par le lièvre, le peloton de tête passait ainsi en 29 min 48 sec aux 10 kilomètres, puis en 1 heure 3 min 48 sec au semi-marathon.
Au 30e kilomètre, c'est le Kényan Bernard Kipyego qui prenait la tête de la course.
Pas pour longtemps. À neuf kilomètres du but, le groupe de tête explosait sous l'attaque de Kiptoo. Quatrième l'an dernier dans la capitale, le Kényan n'était pourtant pas encore assez célèbre pour éviter la confusion des organisateurs qui l'avaient « étiqueté » éthiopien dans un document. L'erreur est désormais réparée.
Imbattable, le Kényan de 29 ans s'envolait vers la ligne d'arrivée pour s'imposer en 2h06 min 31 sec, soit 36 secondes de mieux que son record personnel établi à Rome, en 2009, à l'occasion de l'un de ses trois marathons victorieux.
Après être parti sur les bases du record de l'épreuve, il terminait à moins d'une minute du temps établi en 2009 par son compatriote Vincent Kipruto (2h 05 min 47).
Deuxième à 35 secondes, et avec 17 secondes d'avance sur le 3e, l'Éthiopien Eshetu Wendimu, Kipyego permettait un doublé kényan.
Un doublé imité par les dames avec la victoire de Priscah Jeptoo (2h22'55'') devant Agnes Kiprop (2h24'43''), l'Éthiopienne Koren Yal prenant la 3e place (2h26'57'')
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