L’Allemand Sebastien Vettel a remporté hier le Grand Prix de Malaisie de formule 1 au volant de sa Red Bull. Le champion du monde en titre a devancé le pilote britannique de McLaren Jenson Button et l’Allemand Nick Heidfeld sur Renault. Bazuki Muhammad/AFP
En prenant la fin d'année 2010 en compte, l'Allemand a ainsi remporté les quatre ultimes épreuves. Et même cinq des six derniers GP. Dire que Sebastian Vettel, du haut de ses 12 victoires en formule 1, est en train d'écraser la concurrence relève de l'évidence.
Le pilote Red Bull, auteur d'une course parfaite, qu'il n'a pas survolée, sa monoplace s'avérant bien moins dominatrice qu'en Australie, a semblé faire parler son expérience. Un comble pour un jeune homme de 23 ans, certes détenteur de tous les records de précocité dans la discipline.
« C'était le gars le plus cool en piste, par son attitude dans la voiture, la manière dont il a contrôlé la course, en gérant ses pneus, en faisant ce qu'il avait à faire quand il le fallait », s'est émerveillé son patron, Christian Horner, au micro de la BBC.
« On avait le choix entre faire trois ou quatre arrêts. C'est lui qui nous a donné ces options. C'était un pilotage très mûr de sa part », a poursuivi le directeur de l'écurie Red Bull. Et Horner de plaisanter : « On oublie qu'il n'a que 23 ans. Il peut à peine louer une voiture ! »
Hier, le néo-vieux routier de la formule 1, s'élançant à merveille, a rapidement creusé un écart conséquent, qu'il a ensuite géré tout au long de la course. Peu importait la stratégie employée par ses adversaires, dans un GP où pas moins de 59 changements de pneus ont été recensés, usure des gommes oblige.
« Grâce à cette petite avance, nous avons eu le luxe de pouvoir attendre que les autres rentrent aux stands parce que, évidemment, en revenant en piste, ils allaient nous reprendre du temps (mais pas suffisamment, NDLR), a raconté Vettel. Avec ces quelques secondes en main, nous n'avons pas eu à paniquer. »
L'Allemand a en plus pu compter sur des conditions de course très favorables. L'excellent départ de Nick Heidfeld (Lotus Renault), 2e dès le premier virage, mais moins rapide que les McLaren de Lewis Hamilton et Jenson Button, lui a permis de s'échapper.
Les problèmes de pneus de Hamilton (8e), qui a dû s'arrêter une fois de plus que lui, et la panne de Kers (ce système convertissant l'énergie des freinages en chevaux supplémentaires à l'accélération, très utile à l'entame) de son coéquipier Mark Webber, finalement 4e, ont fait le reste.
Ni Button ni Heidfeld (3e) n'ont été à même de l'inquiéter. Fernando Alonso (6e) s'est de son côté privé d'un podium qui lui tendait les bras en heurtant Hamilton en fin de course. Et Felipe Massa (5e), l'autre pilote de la Scuderia, ne représente pas une menace pour le titre.
« Vettel et Red Bull, c'est évidemment l'équipe à battre », a convenu Nick Heidfeld. « Vingt-quatre points d'avance, c'est énorme après deux courses. Mais il en reste encore 17 à courir, voire 18 » avec le GP de Bahreïn, dont la tenue est encore incertaine, a remarqué Jenson Button. Une analyse prudente que partage l'Allemand, peu prompt à s'emballer. À peine le drapeau à damier franchi, Vettel appelait déjà son écurie à « garder la tête froide ».
©AFP
Les classements
GP de Malaisie
1. Sebastian Vettel (All/Red Bull-Renault)
les 310,408 km en 1h37'39''832
(moyenne : 190,700 km/h)
2. Jenson Button (G-B/McLaren-Mercedes) à 3''261
3. Nick Heidfeld (All /Lotus-Renault) 25''075
4. Mark Webber (Aus/Red Bull-Renault) à 26''384
5. Felipe Massa (Bré/Ferrari) à 36''958
6. Fernando Alonso (Esp/Ferrari) à 57''248
7. Kamui Kobayashi (Jap/Sauber-Ferrari) à 1'06''439
8. Lewis Hamilton (G-B/McLaren-Mercedes) à 1'09''957
9. Michael Schumacher (All /Mercedes) à 1'24''896
10. Paul di Resta (Éco/Force India-Mercedes) à 1'31''563.
Championnats du monde
Pilotes :
1. Sebastian Vettel (All) Red Bull 50 points
2. Jenson Button (G-B) McLaren 26
3. Lewis Hamilton (G-B) McLaren 22
4. Mark Webber (Aus) Red Bull 22
5. Fernando Alonso (Esp) Ferrari 20
6. Felipe Massa (Bré) Ferrari 16
7. Nick Heidfeld (All) Renault 15
8. VIta Petrov (Rus) Renault 15
9. Kamui Kobayashi (Jap) Sauber 6
10. Sebastien Buemi (Sui) Toro Rosso 4.
Constructeurs :
1. Red Bull-Renault 72 points
2. McLaren-Mercedes 48
3. Ferrari 36
4. Renault 30
5. Sauber-Ferrari 6
6. Force Ind-Mercedes 4
6. Toro Rosso-Ferrari 4
8. Mercedes 2
9. Virgin-Cosworth 0
9. Lotus-Renault 0
. HRT-Cosworth
. Williams-Cosworth.


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