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Liban - Discours

Nasrallah accuse Hariri "de tenir le langage d'Israël"

Le secrétaire général du Hezbollah, sayyed Hassan Nasrallah, a prononcé, samedi soir, un discours télévisé sur la chaîne al-Manar, au cours duquel il a commenté l'actualité politique locale et régionale, notamment les fuites de WikiLeaks, les derniers propos de Saad Hariri contre l'Iran et la crise des Libanais en Côte d'Ivoire.

Les propos de Hariri ont obligé Nasrallah à sortir de la réserve médiatique adoptée depuis l'ouverture de la crise ministérielle, non sans avoir laissé aux membres de son parti le soin de riposter en termes durs et d'accuser le PM sortant de servir l'axe israélo-américain.

Commentant les derniers câbles publiés par WikiLeaks et repris par le quotidien libanais al-Akhbar, notamment en ce qui concerne les positions de certains responsables politiques à l'egard du Hezbollah en 2005 et 2006, Nasrallah a estimé que "ces fuites sont considérées vraies tant que la personne concernée n'a publié ni démenti ni reconnaissance des propos qui lui sont attribués", comme était le cas du chef du PSP Walid Joumblatt et de deux députés du CPL. Il a accusé le 14 Mars d'avoir conclu un accord avec les USA basé sur l'octroi du pouvoir au Liban en échange de la destruction de la Résistance. "Leur seul objectif était de savoir comment détruire cette résistance psychologiquement, moralement et matériellement", a-t-il poursuivi. Et Nasrallah de demander : "Pourquoi ? Pour le bénéfice de qui ? Pour quel prix ? Vous avez demandé aux États-Unis d'équiper l'armée libanaise pour démolir le Hezbollah, quel est notre crime?" Qualifiant toutes ces demandes de "honteuses et douloureuses", Nasrallah a estimé que "le seul crime du Hezbollah est qu'il est une épine dans l'œil d'Israël."

 

Nasrallah n'a pas tardé de réagir aux propos tenus dernièrement par le PM sortant Saad Hariri contre l'Iran. "Le fait que Hariri parle comme cela, en sa qualité de Premier ministre, est une erreur", a-t-il estimé. "C'est le langage tenu par Israël". Et Nasrallah de poursuivre : "Ce n'est pas l'Iran qui a fait chuter votre gouvernement pour que vous vous souleviez contre un pays qui a énormément aidé le Liban après la guerre destructrice de 2006." Rappelons que Hariri avait affirmé jeudi dernier que "les pays arabes souffraient politiquement, économiquement et sur le plan de la sécurité des ingérences flagrantes de l'Iran", refusant que le Liban devienne un "protectorat iranien".


D'autre part, Nasrallah a évoqué la situation des dizaines de milliers de Libanais qui vivent en Côte d'Ivoire, appelant les responsables à mettre de côté leurs dissensions politiques pour soutenir les familles libanaises victimes des violences. "Où était-il le Premier ministre Hariri  quand la crise ivorienne s'est déclenchée, où est la cellule de crise et quelles sont les mesures adoptées pour des cas pareils ?", a martelé le chef du Hezbollah. "Le temps n'est pas à l'évaluation politique, le temps est à la solidarité", a poursuivi Nasrallah en allusion aux reproches manifestés à l'égard des officiels libanais d'avoir assisté (à la demande du Hezb et d'Amal) à la pseudo-"investiture" du président sortant Gbagbo qui n'est pas reconnu par les instances internationales.

 

Concernant les Libanais à Bahreïn, Nasrallah a demandé aux autorités bahreïnies de ne pas "punir" les Libanais à Manama, de confession chiite, pour atteindre le Hezbollah. Notons que le chef de la diplomatie bahreïnie, cheikh Khaled al-Khalifa, avait accusé le Hezbollah "d'avoir entraîné" des opposants bahreïnis au Liban, jugeant que le discours le 19 mars du secrétaire général du Hezbollah Hassan Nasrallah, qui avait appelé les chiites à poursuivre la révolte à Bahreïn, était "la goutte qui a fait déborder le vase". Cheikh Khaled avait cependant assuré que les autorités n'avaient pas l'intention de prendre des "mesures punitives" à l'égard de la communauté libanaise à Bahreïn.

Commentant les derniers câbles publiés par WikiLeaks et repris par le quotidien libanais al-Akhbar, notamment en ce qui concerne les positions de certains responsables politiques à l'egard du Hezbollah en 2005 et 2006, Nasrallah a estimé que "ces fuites sont considérées vraies tant que la personne concernée n'a publié ni démenti ni reconnaissance des propos qui lui sont attribués", comme était le cas du chef du PSP Walid Joumblatt et de deux députés du CPL. Il a accusé le 14 Mars d'avoir conclu un accord avec les USA basé sur l'octroi du pouvoir au Liban en échange de la destruction de la Résistance. "Leur seul objectif était de savoir comment détruire cette résistance psychologiquement, moralement et matériellement", a-t-il poursuivi. Et Nasrallah de demander : "Pourquoi ? Pour le bénéfice de qui ? Pour quel prix...
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