Hillary Clinton présentant le rapport 2010 du département d’État sur l’état des droits de l’homme dans le monde. Nicholas KAMM/AFP
Le département d'État critique dans ce document l'arrestation à Bahreïn par les responsables sunnites de plus de 200 chiites avant les élections d'octobre 2010. Il regrette également que le gouvernement ait interdit les sites Internet de partis d'opposition.
En Libye, des faits de « tortures, des arrestations arbitraires (...) et des conditions d'incarcération déplorables » ont été relevés. « Un nombre inconnu, mais important, de personnes » étaient en prison pour des prises de position politiques pacifiques. Les communications électroniques et téléphoniques étaient régulièrement surveillées, ajoute Washington.
En Syrie, « les forces de sécurité ont commis des meurtres, emprisonné des militants politiques et des droits de l'homme, ont torturé et maltraité des détenus en toute impunité », toujours selon le rapport.
Au chapitre des exactions, la Côte d'Ivoire occupe une place de choix dans le document. Le département d'État cite des sources de l'ONU selon lesquelles 173 personnes ont été tuées, 90 torturées, violées ou maltraitées, ainsi que 471 placées en détention arbitraire et 24 personnes portées disparues dans le pays pendant la semaine du 15 au 22 décembre. « L'écrasante majorité de ces cas d'exécutions sommaires, de tortures, de détentions et de disparitions a été le fait des forces loyales à (Laurent) Gbagbo », affirme le rapport.
La Russie, l'Ukraine et le Belarus ont également été le théâtre de violations « particulièrement graves » des droits de l'homme en 2010, selon le département d'État, qui dénonce en Ukraine des pratiques d'intimidation des médias ou la persécution de personnalités de l'opposition, malgré une présidentielle jugée crédible. En Russie, « les attaques et le meurtre de journalistes se poursuivent », affirme le rapport, et au Belarus, les autorités « ont arrêté de manière arbitraire, détenu et emprisonné des militants prodémocratie ».
La Chine, chaque année pointée dans le rapport du département d'État, est entrée en 2010 dans « une spirale négative », notamment pour sa sévère répression au Tibet et dans la région du Xinjiang, mais aussi pour les limites à la liberté d'expression.
Le gouvernement pakistanais enfin est accusé de fermer les yeux sur la « culture de l'impunité » de ses forces de sécurité.
(Source : AFP)


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