L'un des principaux problèmes de la production d'électricité à partir de l'énergie éolienne et solaire est qu'elle n'est pas continue.
L'indice Standard & Poor's Global Clean Energy, qui regroupe les 30 principaux groupes d'énergie renouvelables dans le monde, a progressé d'environ 16% depuis le séisme.
"Oui, la crise nucléaire, les troubles au Moyen-Orient (et la hausse des prix du pétrole concomitante) et l'attention avivée du président Obama pour la sécurité énergétique, tout cela est bon pour les carburants bio", reconnaît Riggs Eckelberry, PDG d'OriginOil, une société spécialisée dans la production de carburant à base d'algues.
Mais rien ne dit que cela va mener à "des changements sains et positifs pour divers types d'énergie renouvelables", estime Steven Simko, expert à la société de recherche financière Morningstar.
L'un des principaux problèmes de la production d'électricité à partir de l'énergie éolienne et solaire est qu'elle n'est pas continue. Or il n'y a pas de possibilité de stockage.
"Cela rend les grosses usines et autres constructeurs automobiles moins intéressés par l'utilisation du solaire et de l'éolien actuellement. Et il n'est pas faisable de n'utiliser que ces deux techniques pour alimenter en courant une ville ou une région ayant besoin d'électricité en permanence", explique M. Simko.
Les énergies renouvelables, dont le coût est l'un des principaux inconvénients, peuvent donc difficilement se développer sans soutien gouvernemental, selon lui.
Pour les experts du cabinet PricewaterhouseCoopers, "les événements à Fukushima sont susceptibles de faire pencher la balance des politiques énergétiques en faveur des énergies renouvelables".
Lors de son discours sur l'énergie mercredi, le président Obama s'est d'ailleurs dit "déterminé" à rendre "sûre" l'électricité produite à partir de l'énergie nucléaire, qui représente un cinquième de la production totale aux États-Unis.
Il a défendu une nouvelle fois le potentiel des bio-carburants et évoqué les économies d'énergie et les normes de consommation des véhicules mises en place par son administration depuis deux ans, alors que de nouveaux objectifs doivent être dévoilés en septembre pour les 15 ans à venir.
Il a aussi rappelé son souhait formulé dans son discours sur l'état de l'Union: que d'ici 2035, 80% de l'électricité aux États-Unis soit produite à partir de sources propres, que ce soit de l'énergie renouvelable ou du gaz naturel, du "charbon propre" ou du nucléaire.
Mais pour Timothy Considine, professeur d'économie de l'énergie à l'Université du Wyoming, une politique énergétique basée sur l'imposition de quotas n'est pas forcément efficace.
"Des quotas d'énergie renouvelable dans le portefeuille énergétique, à l'image des objectifs de production d'ethanol (de l'État américain) ou le programme carburant propre en Californie, sont des objectifs nobles qui souvent ne sont pas réalisés à cause de problèmes de coûts ou de technologies" déficientes, explique-t-il.
Pour lui, il vaudrait mieux subventionner la recherche et le développement de ces technologies. "Cela aurait peut-être plus de sens".


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