Dans le quartier de Cocody (nord), "on entend des tirs irréguliers, des coups sourds d'armes lourdes et des rafales d'armes automatiques" autour de la télévision d'Etat RTI, située dans un large périmètre où se trouve aussi la résidence de M. Gbagbo, a rapporté un résident.
Le signal de la RTI a été rétabli et la TV diffusait de la musique et des images de la campagne électorale de M. Gbagbo.
Un autre habitant a fait état d'"échanges de tirs" d'armes lourdes et légères autour de l'école de gendarmerie, dans le même quartier, entre forces pro-Gbagbo et combattants d'Alassane Ouattara, président reconnu par la communauté internationale.
Depuis le début de la matinée, dans le quartier du Plateau (centre), qui abrite le palais présidentiel, plusieurs détonations d'armes lourdes ont résonné. En plein milieu de la nuit, quelques tirs avaient également retenti, accompagnés de rafales, a constaté l'AFP.
L'autre bastion des forces loyales à M. Gbagbo, le grand camp de gendarmerie d'Agban (quartier d'Adjamé, nord), continuait aussi de résister aux assauts des forces pro-Ouattara.
"Vers 05H00 (locales et GMT), on a entendu des tirs à l'arme lourde", a indiqué un habitant.
Le gouvernement Gbagbo avait affirmé vendredi avoir repoussé l'offensive du camp adverse sur ses dernières positions.
Mais le capitaine Léon Kouakou Alla, porte-parole du ministère de la Défense de M. Ouattara, a affirmé à l'AFP samedi matin que "l'offensive n'a pas encore commencé. Cela ne saurait tarder", a-t-il dit.
"Nous prenons des dispositions pour affaiblir l'ennemi avant de monter à l'assaut", a-t-il ajouté, sans vouloir donner plus de détails.


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