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La Cour constitutionnelle désigne un président par intérim du Kosovo

OLJ
01/04/2011
La Cour constitutionnelle du Kosovo a désigné vendredi comme président par intérim du Kosovo le président du Parlement, Jakup Krasniqi, en remplacement de Behgjet Pacolli dont elle avait invalidé l'élection le 28 mars.
L'invalidation de l'élection de M. Pacolli le 22 février par le Parlement a déclenché une crise politique au Kosovo, M. Pacolli déclarant jeudi qu'il refusait de démissionner.
Dans un communiqué publié vendredi sur son site internet, la Cour constitionnelle a annoncé que la désignation de M. Krasniqi comme président par intérim, en vertu de la Constitution, avait pris effet dès jeudi.
"Le Kosovo a un président par intérim à partir du 31 mars", selon ce communiqué. "Il n'existe pas de vide institutionnel depuis la publication de la décision de la Cour".
Le 28 mars, la Cour, saisie par deux des principaux partis de l'opposition, avait déclaré inconstitutionnelle l'élection de M. Pacolli.
Dans son verdict, elle soulignait qu'aux termes de la Constitution les deux tiers des 120 membres du Parlement, soit 80 députés, auraient dû être présents lors du vote, alors que seuls 67 étaient présents.
Elle relevait aussi que M. Pacolli était le seul candidat alors que la Constitution prévoit qu'il y ait au moins deux candidats.
M. Pacolli, magnat du bâtiment et leader de la Nouvelle alliance pour le Kosovo (ARK), une coalition populiste, avait été élu le 22 février à une faible majorité par le Parlement kosovar, après plusieurs tours de scrutin boycottés par l'opposition.
M. Pacolli était le seul candidat après avoir conclu une alliance avec le Parti démocratique du Kosovo (PDK) du Premier ministre Hashim Thaçi. M. Thaçi a lui-même été réélu par le Parlement le 22 février.
Le gouvernement de M. Thaçi essaie maintenant d'obtenir l'organisation d'une nouvelle élection présidentielle. Mais il se heurte de nouveau à la difficulté d'assurer la présence d'au moins 80 députés.
M. Thaçi a averti l'opposition que le Kosovo pourrait devoir tenir de nouvelles élections législatives anticipées, quelques mois après celles de décembre 2010, si elle continue de boycotter l'élection du président.
"L'opposition doit participer" aux travaux du Parlement, a-t-il déclaré à la presse. "Si elle poursuit son boycottage, cela mènerait inévitablement le pays vers de nouvelles élections anticipées dans un délai de 45 jours."

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