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Liban

Congrès à Beyrouth de l’Association francophone des tribunaux de cassation

Le ministre sortant de la Justice, Ibrahim Najjar, a inauguré hier les travaux du congrès de l'Association francophone des tribunaux de cassation (Ahjucaf), qui se tient au Liban pour la première fois. Intitulé « Mise en œuvre des droits fondamentaux par les règles de procédure », le congrès, qui se prolongera pendant trois jours, a regroupé plusieurs personnalités du monde politique et juridique, ainsi que les présidents des cours de cassation de plusieurs pays francophones.
Le président de l'Institut d'études juridiques, le juge Sami Mansour, a précisé que l'Ahjucaf a été fondée en 2001, à l'initiative de l'Organisation internationale pour la francophonie et de 34 hautes juridictions. « Elle regroupe aujourd'hui 50 membres et vise à consolider la coopération entre les institutions judiciaires par le biais d'activités diverses », a-t-il indiqué.
Pour l'ancien président du Conseil supérieur de la magistrature et président de l'Ahjucaf, le juge Ghaleb Ghanem, l'association œuvre à encourager l'échange d'idées et d'expertises entre les institutions judiciaires qui en font partie et à consolider l'État de droit.
La représentante du secrétaire général de l'organisation des pays francophones, Patricia Hert, a effectué une intervention au cours de laquelle elle a assuré l'engagement de la francophonie « à renforcer le rôle de la justice en vue de l'édification de l'État de droit et de la démocratie », affirmant s'attendre à ce que les changements politiques qui ont actuellement lieu dans le monde puissent conduire à des réformes au sein du secteur judiciaire.
Dans une allocution, la bâtonnière de Beyrouth, Amal Haddad, a développé des considérations d'ordre général se rapportant à la philosophie de la raison procédurale avant d'en mentionner quelques applications.
À son tour, M. Najjar a indiqué que la francophonie n'est pas un slogan creux. « Elle constitue, aux côtés de la langue arabe, la garantie de notre insertion dans le monde moyen-oriental pluraliste et complexe, ouvert sur l'Europe, l'Occident en général et le Golfe », a-t-il dit. La langue française, tout comme l'anglais et d'autres langues qui sont usitées au Liban, est une forme de liberté d'expression et de culture, a ajouté le ministre. Pour lui, la francophonie juridique est elle aussi un facteur d'ouverture et d'harmonie avec la tradition juridique islamique. Et de rappeler au passage que l'Empire ottoman avait emprunté au droit européen plusieurs textes, tout en sauvegardant la tradition fondée par les ulémas et législateurs musulmans.
Le ministre sortant de la Justice, Ibrahim Najjar, a inauguré hier les travaux du congrès de l'Association francophone des tribunaux de cassation (Ahjucaf), qui se tient au Liban pour la première fois. Intitulé « Mise en œuvre des droits fondamentaux par les règles de procédure », le congrès, qui se prolongera pendant trois jours, a regroupé plusieurs personnalités du monde politique et juridique, ainsi que les présidents des cours de cassation de plusieurs pays francophones.Le président de l'Institut d'études juridiques, le juge Sami Mansour, a précisé que l'Ahjucaf a été fondée en 2001, à l'initiative de l'Organisation internationale pour la francophonie et de 34 hautes juridictions. « Elle regroupe aujourd'hui 50 membres et vise à consolider la coopération entre les institutions judiciaires par le biais...
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