Cambodge
Procès des Khmers rouges : le dernier pardon de « Douch »
Le chef de la prison de Tuol Sleng sous les Khmers rouges, au Cambodge, a demandé pardon aux victimes une dernière fois hier au dernier jour de son procès en appel, tout en affirmant n'avoir fait qu'obéir aux ordres. Kaing Guek Eav, alias Douch, ex-chef de S21, la prison de la capitale, entre 1975 et 1979, avait été condamné à 30 ans de détention en juillet 2010 après des aveux complets, mais demande désormais sa libération après avoir changé de stratégie de défense. L'accusation, de son côté, réclame la perpétuité.
Turquie
Affaire Ergenekon :
la police enquête
sur des théologiens
La police turque a procédé hier à des perquisitions aux domiciles de plusieurs théologiens de Turquie, dernier épisode en date d'une enquête controversée sur des complots présumés contre le gouvernement islamo-conservateur. Les perquisitions ont été ordonnées par la justice dans le cadre d'une enquête sur le meurtre en 2007 de trois missionnaires protestants à Malatya, qui fait elle-même partie d'une enquête beaucoup plus vaste sur le réseau Ergenekon, accusé d'avoir tenté de provoquer le chaos en Turquie pour préparer le terrain à un coup d'État militaire.
France
Les six grandes religions rejettent le débat
sur la laïcité et l'islam
Les représentants des six grandes religions de France sont revenus à la charge hier pour dire non au débat sur la laïcité et l'islam, voulu par le parti du président Nicolas Sarkozy et prévu par son parti, exprimant leur inquiétude dans un texte commun. Les responsables des six religions se disent prêts à « réfléchir » avec « les autorités et les forces vives de notre pays afin que le facteur religieux y soit un élément de paix et de progrès ».
Inde-Pakistan
La diplomatie du cricket
L'Inde et le Pakistan s'affrontaient hier en demi-finale de Coupe du monde de cricket. Le Premier ministre indien, Manmohan Singh, et son homologue pakistanais, Yusuf Raza Gilani, étaient présents côte à côte pour le coup d'envoi du match. M. Singh a profité de la rencontre sportive pour tenter de réchauffer les relations diplomatiques en invitant son homologue pakistanais. Les deux hommes ne se sont pas rencontrés depuis avril 2010. « Les deux pays sont engagés à améliorer la situation générale », a commenté M. Gilani avant de se rendre au match. Au Pakistan, le chef du gouvernement local de la plus grande province du pays, le Pendjab pakistanais, a promis 10 hectares de terres à chaque membre de l'équipe nationale en cas de victoire face à l'Inde. Au cas où l'équipe indienne aurait besoin d'une motivation supplémentaire, une top-modèle, Poonam Pandey, a fait miroiter aux joueurs un strip-tease en plein stade s'ils gagnaient la Coupe du monde.
Italie
Berlusconi fait son
show à Lampedusa
Silvio Berlusconi a offert un véritable show hier aux habitants de Lampedusa, à qui il a promis monts et merveilles, y compris un golf et une candidature au prix Nobel de la paix, pour les dédommager des débarquements de migrants sur leur île. Il n'a pas laissé le gouverneur de Sicile finir son discours et s'est emparé du micro, promettant de faire évacuer d'ici « 48 à 60 heures » l'île où s'entassent depuis des jours, dans des conditions d'hygiène dégradantes, près de 6 000 migrants en majorité venus de Tunisie. Depuis la chute du président Zine el-Abidine Ben Ali à la mi-janvier, plus de 18 000 Tunisiens sont arrivés à Lampedusa contre 4 000 migrants sur toute l'année 2010.
Cuba
Jimmy Carter s'entretient avec Raul Castro
à La Havane
Le président cubain Raul Castro a rencontré mardi l'ancien président américain Jimmy Carter, qui effectue depuis lundi une « visite privée » de trois jours à Cuba pouvant contribuer à réduire les tensions entre les deux pays. Au cours de leur entretien, Raul Castro s'est dit prêt à dialoguer avec Washington sur tous les sujets, mais « sur un pied d'égalité ». M. Carter a également rencontré hier des dissidents avant son retour aux États-Unis.
Terrorisme
El-Qaëda se réjouit de la vague de révolutions au Proche-Orient
El-Qaëda dans la péninsule Arabique (AQPA) se réjouit de la vague de révolutions que connaissent le Proche-Orient et l'Afrique du Nord depuis plusieurs semaines et salue « un tsunami de changements », a indiqué hier le centre américain de surveillance de sites islamistes (SITE). Plusieurs articles dans le dernier numéro de sa cyberrevue Inspire, rédigée en anglais, évoquent les révolutions de ces derniers mois - causées par un vif mécontentement de la population à propos du chômage ou de la corruption des dirigeants, et pas par un militantisme islamiste.
Koweït
Rappel de
l'ambassadeur à Téhéran
Le Koweït a rappelé son ambassadeur en Iran, selon des déclarations du ministre des Affaires étrangères cheikh Mohammad Sabah al-Salem al-Sabah rapportées hier par le site du quotidien koweïtien al-Watan. Aucune confirmation officielle n'a pu être obtenue de ce rappel qui intervient au lendemain de la condamnation à la peine capitale de trois personnes accusées d'être des espions à la solde de Téhéran. Selon al-Watan, le ministre, dont les propos ne sont pas cités, a également indiqué que tout diplomate iranien ayant eu des liens avec cette cellule serait expulsé.
Arabie saoudite
Arrestation d'un universitaire, selon
une ONG
Les autorités saoudiennes ont arrêté un professeur d'université, après que ce dernier eut demandé la libération de ses proches et d'autres prisonniers, a annoncé une association de défense des droits de l'homme. « Le Dr Moubbarak (ben Zouair) devait annoncer à des manifestants dénonçant devant le ministère de l'Information la détention illégale de leurs proches la bonne nouvelle que certains détenus allaient être libérés », a indiqué Human Rights First Society (HRFS) dans un communiqué. « Alors qu'il se rendait au ministère de l'Information où avait lieu la manifestation, le Dr Moubbarak a été arrêté par la police secrète », a ajouté le texte.
Yémen
L'opposition accuse Saleh de « manœuvres » pour gagner du temps
L'opposition yéménite a accusé hier le président Ali Abdallah Saleh d'user de « manœuvres » pour se maintenir au pouvoir et a répété son exigence de le voir partir immédiatement. Cette mise en cause du président Saleh, au pouvoir depuis 32 ans, intervient alors que les protestataires mobilisés depuis des semaines dans le centre de la capitale Sanaa se disent déterminés à poursuivre leur mouvement. Ils ont toutefois indiqué qu'ils n'étaient pas prêts à marcher sur le palais présidentiel vendredi 1er avril comme ils avaient envisagé de le faire.


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef