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Liban

Joumblatt : Le dialogue, rien que le dialogue

Le chef du PSP faisant sa déclaration à la presse à l’issue de la réunion. Photo Sami Ayad

Le chef du PSP, Walid Joumblatt, a saisi hier l'occasion de l'assemblée générale ordinaire de son parti pour lancer un appel pressant à la reprise du dialogue entre les protagonistes libanais, réclamant en outre la mise en place du gouvernement dans les plus brefs délais.
Tenue à l'hôtel Beau Rivage, cette assemblée générale du PSP était la seconde depuis le début de l'année, une première réunion du genre ayant été tenue de manière extraordinaire en janvier.
L'assemblée, tenue en présence des principaux responsables du PSP, devait examiner un document politique en cours d'élaboration et qui devrait être adopté ultérieurement.
À l'issue des débats, M. Joumblatt, qui présidait la séance, s'est contenté d'une brève déclaration à la presse. « Nous avons évoqué les grandes crises que le Liban a traversées dans son histoire et nous sommes même revenus à la campagne de Suez (en 1956), qui avait provoqué des remous au Liban. À l'époque, les problèmes étaient réglés par la voie du dialogue », a-t-il dit.
Appelant à « accélérer le processus de formation du cabinet », M. Joumblatt a souligné « l'importance d'un retour au comité du dialogue ». Et, dans un clin d'œil significatif induisant une nouvelle tentative de recentrage, il a ajouté : « Nous ne pouvons pas persister dans cette rupture entre les amis, entre les partis et entre les communautés. Nous devons à nouveau parler les uns avec les autres pour régler les problèmes avec sérieux et calme. »
Le communiqué final de la réunion, lu par le secrétaire général du PSP, Charif Fayad, indique que l'assemblée générale a « reconfirmé le tournant du 2 août 2009 » et souligné qu'à ses yeux, l'unité nationale reste « au-dessus de toute autre considération ».
Le PSP réaffirme par ailleurs son « attachement à la paix civile, au service de laquelle il a souvent consenti des sacrifices, notamment lors de sa récente prise de position (le basculement de la majorité) qui a sauvé le pays d'un glissement vers la confrontation intérieure et a largement contribué à détendre le climat ».
S'agissant du problème des armes illégales, le PSP « réaffirme sa position ferme contre l'usage des armes à l'intérieur, car une telle option est de nature à tout détruire ». Mais il « rejette dans le même temps l'idée de dépouiller le Liban face à Israël avant que l'on soit parvenu à une entente nationale autour d'une stratégie défensive susceptible de protéger le Liban contre les attaques et les violations israéliennes ».
Pour le PSP, ce processus « devrait simultanément s'accompagner de la mise en place d'un plan visant à fournir graduellement des armements qualitatifs à l'armée libanaise jusqu'à parvenir à une phase permettant, dans des circonstances opportunes, l'absorption progressive de la résistance au sein de l'institution militaire ».
En tout état de cause, le parti estime que « l'unique moyen de régler le litige sur les armes passe par un dialogue calme et rationnel dans le cadre du comité de dialogue national et après la formation du gouvernement ».

Le chef du PSP, Walid Joumblatt, a saisi hier l'occasion de l'assemblée générale ordinaire de son parti pour lancer un appel pressant à la reprise du dialogue entre les protagonistes libanais, réclamant en outre la mise en place du gouvernement dans les plus brefs délais.Tenue à l'hôtel Beau Rivage, cette assemblée générale du PSP était la seconde depuis le début de l'année, une première réunion du genre ayant été tenue de manière extraordinaire en janvier.L'assemblée, tenue en présence des principaux responsables du PSP, devait examiner un document politique en cours d'élaboration et qui devrait être adopté ultérieurement.À l'issue des débats, M. Joumblatt, qui présidait la séance, s'est contenté d'une brève déclaration à la presse. « Nous avons évoqué les grandes crises que le Liban a traversées...
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