L'opposition islamiste ainsi que des mouvements de gauche et nationalistes réclament des réformes constitutionnelles, notamment que le Premier ministre soit élu et non plus désigné par le roi comme le stipule la Constitution. Samedi, les islamistes ont appelé au départ du Premier ministre, Maarouf Bakhit, le rendant responsable des violences meurtrières.
De son côté, le souverain jordanien a lancé hier un appel à l'unité. « Le plus important maintenant est notre unité nationale, qui ne doit pas être touchée », a dit le roi. « Nous devons éviter tout comportement ou toute attitude qui aurait une incidence sur notre unité », a-t-il ajouté, selon des propos rapportés par l'agence officielle Petra. Le roi a souligné que son pays « avance fermement et avec enthousiasme dans le programme de réformes politiques ».
Par ailleurs, près de mille personnes ont participé hier dans le calme à l'enterrement de l'homme décédé dans les violences de vendredi, encadrées par un dispositif policier. Khairy Jamil Saad, 55 ans, est décédé après avoir « reçu plusieurs coups sur le corps (de la part) de gendarmes », selon son fils, « d'une insuffisance cardiaque », selon le rapport de l'autopsie. Sa famille, qui refusait de l'enterrer avant de recevoir des excuses officielles, a finalement décidé de l'inhumer. En outre, le site Web du Front de l'action islamique, principal parti d'opposition, a été la cible d'un « acte de piratage » du gouvernement, a affirmé hier son chef, cheikh Hamzeh Mansour. Une photo du roi Abdallah II apparaît sur le site piraté, avec pour légende : « Si tu nous l'ordonnes, nous serons le feu qui les brûlera. »
(Source : AFP)

