La victoire de Vettel relève d’une logique implacable : le plus jeune champion du monde de l’histoire (23 ans) semble être le meilleur pilote du moment, au volant de la meilleure voiture. Daniel Munoz/Reuters
Parti en pole position sur le circuit d'Albert Park, le pilote allemand de l'écurie Red Bull a devancé de 22,2 secondes la McLaren du Britannique Lewis Hamilton, qui a coiffé la couronne mondiale en 2008.
Plus jeune champion du monde de l'histoire de la F1, Vettel, 23 ans, signe ainsi sa 11e victoire en Grand Prix et son 20e podium.
« Merci les gars, course fantastique. Vraiment bien contrôlée, merci beaucoup. Voiture excellente, arrêts (au stand) excellents. Nous avons beaucoup appris aujourd'hui », a dit Vettel à son équipe en franchissant la ligne d'arrivée.
« Ça n'a pas été une victoire facile. Le départ était crucial et manifestement, je l'ai réussi. Sur la deuxième partie de la course, Lewis a levé le pied et j'ai pu un peu mieux contrôler la situation. C'est la première fois que je termine un GP d'Australie, je suis donc vraiment heureux », a-t-il ajouté en conférence de presse.
Hamilton a réussi une belle performance en montant sur la deuxième marche du podium alors que les essais de présaison de sa McLaren n'avaient pas été fameux et qu'il a dû composer avec un bas de caisse « très endommagé » en fin de course.
« À la fin, j'ai ménagé la voiture afin d'assurer les points car nous allons en avoir besoin pour la suite de la saison », a-t-il dit.
Les Mercedes abandonnent
Sur sa Lotus Renault, Vitaly Petrov a terminé troisième, montant ainsi sur le premier podium de sa carrière, le premier également pour la Russie. Il a opté pour une stratégie à deux arrêts, bien que les nouveaux pneus Pirelli soient supposés se dégrader rapidement.
« Je n'arrive pas à croire que je suis assis là avec ces gars », a-t-il dit lors de la conférence de presse qu'il a donnée en compagnie de Vettel et d'Hamilton. « L'équipe peut être très fière. »
Aux commandes de sa Ferrari, l'Espagnol Fernando Alonso, double champion du monde, a terminé quatrième devant l'Australien Mark Webber, coéquipier de Vettel chez Red Bull, qui a, lui, opté pour trois arrêts au stand.
Le Britannique Jenson Button (McLaren) a terminé sixième alors qu'il était parti en quatrième position.
Il a devancé le Mexicain Sergio Perez qui, pour ses débuts en F1, avait fini à une prometteuse septième place avant que les monoplaces de l'écurie Sauber soient exclus des résultats pour infraction technique. Perez était le premier Mexicain à inscrire des points au championnat du monde depuis Hector Rebaque en 1981.
Son coéquipier, le Japonais Kamui Kobayashi, avait lui décroché la huitième place devant le Brésilien Felipe Massa (Ferrari), qui se place donc finalement septième devant le Suisse Sébastien Buemi (Toro Rosso).
Cette sanction permet aux monoplaces de Force India pilotées par l'Allemand Adrian Sutil et le Britannique Paul Di Resta d'entrer dans les points.
Mercedes a connu une journée difficile, ses deux pilotes allemands, Michael Schumacher et Nico Rosberg, étant contraint à l'abandon après avoir été pris dans une collision.
Chez Williams, le Brésilien Rubens Barrichello a reçu une pénalité pour avoir accroché Rosberg et a jeté l'éponge au 10e tour, alors que Schumacher, septuple champion du monde, a jugé sa monoplace trop endommagée après la collision pour pouvoir continuer sans risque.
(Source : agences)
Les classements
Pilotes :
1. Sebastian Vettel (All) 25 pts
2. Lewis Hamilton (G-B) 18
3. Vitaly Petrov (Rus) 15
4. Fernando Alonso (Esp) 12
5. Mark Webber (Aus) 10
6. Jenson Button (G-B) 8
7. Felipe Massa (Bré) 6
8. Sébastien Buemi (Sui) 4
9. Adrian Sutil (All) 2
10. Paul di Resta (Éco) 1
Constructeurs :
1. Red Bull 35 pts
2. McLaren 26
3. Ferrari 18
4. Lotus-Renault 15
5. Toro Rosso 4
6. Force India 3.


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