Constantin Brancusi.
L'occasion d'aller à la rencontre d'une culture, bien que riche en artistes, dramaturges et musiciens célèbres, souvent assimilée aux trois clichés: vampires, gymnastique et communisme.
Cette soirée, qui se tiendra en présence de l'ambassadeur de Roumanie, Daniel Panase, et du premier secrétaire, Dan Stoenescu, offrira l'occasion à ce dernier - par ailleurs représentant de l'Institut culturel roumain au Liban et président du réseau Eunic (réseau des «Instituts culturels nationaux de l'Union européenne») - de rectifier les idées reçues et d'exposer les différentes facettes culturelles de son pays.
«Quand les gens pensent à la culture roumaine, bien qu'ils connaissent généralement le compositeur George Enescu, le fondateur du théâtre de l'absurde Eugène Ionescu ou encore le romancier philosophe Mircea Eliade, ces célèbres noms leur viennent rarement à l'esprit. Combien d'entre nous savent, par exemple, que le célèbre sculpteur Constantin Brancusi, dont on a célébré le 135e anniversaire sur Google le 19 février dernier, était roumain? Combien savent que le tiers des musiciens de l'Orchestre philharmonique du Liban sont de nationalité roumaine?», relève Dan Stoenescu. C'est pour suppléer à ces lacunes qu'il reviendra, au cours de la conférence de ce soir, sur quelques grands axes de la culture roumaine contemporaine. À savoir, la nouvelle vague du cinéma roumain « qui a commencé au milieu des années 2000 avec Trafic, Palme d'or du court-métrage au Festival de Cannes de 2004, et dont le film le plus acclamé, Quatre mois, trois semaines et deux jours (Four Months, Three Weeks and Two Days), a décroché la Palme d'or en 2007», indique le premier secrétaire près l'ambassade. Mais encore, la littérature consacrée par un prix Nobel, en 2009, décerné à Herta Muller, la romancière allemande d'origine roumaine, ou encore par le Prix des cinq continents de la francophonie attribué à Liliana Lazar pour son roman Terre des affranchis.
Sans oublier la musique, classique, opératique ou pop, les performances des DJ aux platines, le design... Autant de domaines culturels que le représentant de l'Institut culturel roumain au Liban envisage de présenter au fil des mois à venir.
Sont déjà programmés: la projection, outre à Zahlé, Baalbeck et Zouk Mikaël, des derniers films roumains qui ont remporté des prix; une conférence sur le dialogue transméditerranéen qui se tiendra en mai, ainsi qu'un concert DJ en collaboration avec l'Eunic et une participation de flûtistes à la fête de la Musique.

