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Économie - Marchés

Tensions sur les obligations irlandaises après une rumeur démentie sur AIB

Les taux des emprunts d'État irlandais à deux et dix ans se sont envolés hier, touchant de nouveaux records depuis la création de la zone euro, en raison d'une rumeur rapidement démentie selon laquelle la banque Allied Irish Banks (AIB) n'aurait pas honoré un paiement d'intérêts sur sa dette.
Le taux des emprunts souverains irlandais à deux ans s'est élevé jusqu'à 9,881 % en cours de journée, un nouveau sommet depuis la création de la zone euro, avant de redescendre à 9,568 % en fin de séance, toujours en nette hausse par rapport à la clôture de lundi où il s'affichait à 8,972 %. Le taux des obligations irlandaises à dix ans s'affichait quant à lui à 9,660 % en fin d'échanges, contre 9,448 % la veille, après avoir grimpé à un sommet historique en séance.
Ce bond a été provoqué, d'après des courtiers, par des rumeurs selon lesquelles l'un des principaux établissements bancaires irlandais, AIB, n'aurait pas honoré un paiement d'intérêts envers certains créanciers. Or, comme l'a souligné Kathleen Brooks, analyste chez Forex.com, l'État irlandais détenant la majorité du capital d'AIB, un tel défaut de paiement équivaudrait à un défaut de paiement de l'État, d'où la tension brutale enregistrée sur le marché des obligations publiques irlandaises.
Une porte-parole de la banque, interrogée par l'AFP, a cependant réfuté catégoriquement ces spéculations, assurant que la banque procéderait aujourd'hui comme prévu à un paiement d'intérêts, et n'avait aucunement l'intention de ne pas honorer de tels versements à l'avenir. La banque a confirmé ce démenti dans un bref communiqué aux investisseurs publié en fin de séance. « Allied Irish Banks note les spéculations concernant un paiement d'intérêts prévu le 23 mars (aujourd'hui) », et « AIB confirme que ce paiement sera effectué », a-t-elle martelé, sans plus de commentaires.
Cette rumeur est intervenue sur fond de débat épineux sur la question d'un éventuel « partage du fardeau » du sauvetage des banques irlandaises avec les certains de leurs créanciers. L'État a en effet dû voler au secours des banques irlandaises, dont AIB, pour leur éviter la faillite, ce qui a fait exploser le déficit public et a forcé Dublin à multiplier les plans d'austérité. Le pays a fini par conclure l'an dernier un plan de sauvetage international de 85 milliards d'euros avec l'Union européenne (UE) et le Fonds monétaire international (FMI).
L'option d'un « partage du fardeau » a été évoquée par des responsables des deux partis, le Fine Gael (centre) et le Labour (gauche), qui ont remporté les élections législatives du mois dernier en Irlande. Séduisante sur le papier, cette solution est cependant redoutée par les marchés financiers, qui craignent qu'elle ne crée un précédent pour les autres pays en difficulté de la zone euro.
(Source : AFP)
Les taux des emprunts d'État irlandais à deux et dix ans se sont envolés hier, touchant de nouveaux records depuis la création de la zone euro, en raison d'une rumeur rapidement démentie selon laquelle la banque Allied Irish Banks (AIB) n'aurait pas honoré un paiement d'intérêts sur sa dette.Le taux des emprunts souverains irlandais à deux ans s'est élevé jusqu'à 9,881 % en cours de journée, un nouveau sommet depuis la création de la zone euro, avant de redescendre à 9,568 % en fin de séance, toujours en nette hausse par rapport à la clôture de lundi où il s'affichait à 8,972 %. Le taux des obligations irlandaises à dix ans s'affichait quant à lui à 9,660 % en fin d'échanges, contre 9,448 % la veille, après avoir grimpé à un sommet historique en séance. Ce bond a été provoqué, d'après des courtiers,...
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