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Moyen Orient et Monde - Crise

Bahreïn se dit visé par un complot étranger

Les États arabes du Golfe refusent à l'Iran le droit de s'ingérer dans leurs affaires intérieures.
Bahreïn a annoncé avoir déjoué un complot contre sa sécurité, au moment où les relations avec l'Iran de ce petit royaume du Golfe s'enveniment. Cette tension met en relief l'enjeu stratégique de cet archipel, où la dynastie des al-Khalifa est contestée par une opposition dominée par des chiites, qui forment la majorité de la population autochtone.
« Le royaume de Bahreïn a mis en échec un complot étranger qui était fomenté depuis au moins vingt ou trente ans », a annoncé le roi Hamad ben Issa al-Khalifa, dans des propos rapportés par l'agence officielle. Il n'a pas précisé quel pays était impliqué dans ce complot, mais Manama et les responsables saoudiens ont dénoncé l'influence de l'Iran derrière les troubles récents à Bahreïn, qui ont fait craindre pour la stabilité du régime.
Les Saoudiens ont dépêché un millier d'hommes de troupe la semaine dernière en signe de soutien à la lignée des al-Khalifa, et la police est ensuite intervenue brutalement pour chasser du centre de Manama des protestataires qui y campaient depuis des semaines. Les Émirats arabes unis et le Qatar ont également envoyé des soldats, dans le cadre des accords de défense des pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG). Hier, le Koweït a, à son tour, dépêché une force maritime, dont les effectifs n'ont pas été précisés. Les États-Unis, qui maintiennent à Bahreïn le commandement de leur Ve flotte chargée pour la protection des routes pétrolières du Golfe, ont appelé les autorités à la retenue, mais se sont abstenus de toute autre pression.
Dans son discours, le roi Hamad a assuré que le complot déjoué visait tous les pays du CCG - l'Arabie saoudite, Bahreïn, les Émirats arabes unis, Qatar, Oman et Koweït. « Nous rejetons toute intervention étrangère dans nos affaires intérieures, notamment de la part de l'Iran », a déclaré hier Abdoulrahmane al-Attiyah, le secrétaire général du CCG, en marge d'une conférence à Abou Dhabi.
Les riches royaumes pétroliers redoutent depuis son instauration en 1979 l'influence de la République islamique d'Iran, unique théocratie chiite dans la région, qui occupe toute la rive orientale du Golfe. Jusqu'à la première guerre du Golfe en 1991, ces monarchies voyaient dans l'Irak de Saddam Hussein une protection essentielle contre le régime de Téhéran. Mais depuis la mise au pas, puis la chute du président irakien, la sécurité du Golfe et de ses champs pétroliers est assurée par les États-Unis. « Les États-Unis ont un engagement sans faille envers la sécurité du Golfe », a rappelé la secrétaire d'État américaine Hillary Clinton la semaine dernière. Elle avait également dénoncé les activités de l'Iran qui sapent, selon elle, « la paix et la sécurité » de cette région.
La semaine dernière, l'Iran a rappelé son ambassadeur à Manama pour protester contre la répression des manifestations à Bahreïn, et dénoncé l'envoi de troupes saoudiennes et émiraties. Par la suite, les autorités bahreïnies ont expulsé un diplomate iranien, accusé d'avoir fait entrer des armes à Bahreïn, et Téhéran a riposté en chassant un diplomate bahreïni.
(Source : agences)
Bahreïn a annoncé avoir déjoué un complot contre sa sécurité, au moment où les relations avec l'Iran de ce petit royaume du Golfe s'enveniment. Cette tension met en relief l'enjeu stratégique de cet archipel, où la dynastie des al-Khalifa est contestée par une opposition dominée par des chiites, qui forment la majorité de la population autochtone.« Le royaume de Bahreïn a mis en échec un complot étranger qui était fomenté depuis au moins vingt ou trente ans », a annoncé le roi Hamad ben Issa al-Khalifa, dans des propos rapportés par l'agence officielle. Il n'a pas précisé quel pays était impliqué dans ce complot, mais Manama et les responsables saoudiens ont dénoncé l'influence de l'Iran derrière les troubles récents à Bahreïn, qui ont fait craindre pour la stabilité du régime. Les Saoudiens ont...
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