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Moyen Orient et Monde - Japon

Nouvelle alerte à Fukushima, des fumées s’échappent de deux réacteurs

La crise nucléaire sera surmontée, affirme l'AIEA.

Un bus a élu domicile sur un immeuble à Ishinomaki au Miyagi, une région dévastée par le tsunami qui a frappé le Japon.Jiji Press/AFP

Des fumées se sont échappées hier de la centrale nucléaire de Fukushima. Il s'agit des premiers incidents notables signalés depuis mercredi dernier dans la centrale endommagée par le séisme et le tsunami du 11 mars.
Vers 15h 55 une fumée grise puis noire s'est échappée du toit du réacteur 3, a annoncé l'opérateur du site, Tokyo Electric Power (Tepco). Cette émanation s'est arrêtée peu après 18h heure locale, a déclaré ensuite l'Agence de sûreté nucléaire japonaise, qui a cependant simultanément fait état d'un panache de vapeur blanche, s'échappant du réacteur 2.
Le réacteur 3 est au centre des préoccupations depuis plusieurs jours. Gravement touché par une explosion qui a soufflé la partie supérieure du bâtiment, il est chargé de combustible MOX, un mélange d'oxydes d'uranium et de plutonium, plus long à refroidir et dont les rejets sont considérés comme particulièrement nocifs.
En outre, l'Agence de sûreté nucléaire a annoncé dans un premier temps que la salle de contrôle du réacteur 2 pourrait être partiellement remise en service hier, avant de concéder que cette opération pourrait être retardée à cause des fumées.
Quatre des six réacteurs de la centrale ont été connectés à l'alimentation électrique, mais les équipements doivent être testés par les techniciens avant d'être alimentés, pour éviter un court-circuit. Selon la télévision publique japonaise NHK, ces vérifications pourraient encore prendre deux à trois jours.
Par contre, le système de refroidissement du réacteur 5, à l'arrêt pour maintenance au moment du séisme et qui n'a pas subi d'explosion, fonctionnait normalement hier, tandis que celui du réacteur 6 était toujours relié à un groupe électrogène de secours.
Dans un rapport remis le 28 février à l'agence nippone de sûreté nucléaire, Tepco avait prévenu, deux semaines avant le séisme et le tsunami qui ont endommagé les réacteurs, qu'il n'avait pas procédé à certains contrôles prévus sur ce site dans le nord du Japon. Le texte fait savoir que Tepco n'a pas contrôlé 33 éléments des six réacteurs de Fukushima comme elle devait pourtant le faire. Parmi ces éléments n'ayant pas été inspectés comme prévu figurent notamment un moteur et un générateur électrique d'appoint pour le réacteur 1.
En attendant le redémarrage d'une partie des équipements de refroidissement de la centrale, soldats et pompiers ont continué dans la matinée à asperger les réacteurs grâce à des canons à eau, afin de refroidir le combustible et d'éviter le rejet de quantités importantes de radioactivité dans l'atmosphère. Ils ont toutefois dû suspendre leurs opérations après l'apparition des fumées. Le gouvernement a annoncé par ailleurs que la centrale Fukushima Daiichi serait définitivement fermée une fois la crise passée.
De son côté, le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Yukiya Amano, a déclaré hier n'avoir aucun doute sur le fait que la crise nucléaire au Japon serait « surmontée efficacement ».
La population nippone restait toutefois en alerte, notamment les habitants de Tokyo qui craignaient que le vent soufflant sur la centrale ne propage des substances radioactives jusque dans la capitale, située à moins de 250 km. Le gouvernement a tenté de rassurer, répétant que le niveau de radioactivité présent dans la pluie, l'eau du robinet, ou dans certains aliments autour des réacteurs endommagés ne menaçait pas la santé. Il a néanmoins décidé d'interdire la vente du lait produit à Fukushima, ainsi que la commercialisation des épinards et du kakina, un légume japonais à feuilles vertes. Toutefois, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a jugé que la découverte de traces radioactives dans des produits alimentaires constitue un problème bien plus grave que prévu.
Sur la côte Pacifique du Nord-Est, dévastée par le séisme et le tsunami, les secouristes poursuivaient leurs efforts pour tenter de retrouver des survivants, bien que les espoirs soient quasiment nuls dix jours après la catastrophe.
Le bilan, toujours provisoire, approchait les 22 000 morts et disparus, avec 8 805 décès confirmés et 12 664 personnes dont on reste sans nouvelles.
(Source : agences)

Des fumées se sont échappées hier de la centrale nucléaire de Fukushima. Il s'agit des premiers incidents notables signalés depuis mercredi dernier dans la centrale endommagée par le séisme et le tsunami du 11 mars.Vers 15h 55 une fumée grise puis noire s'est échappée du toit du réacteur 3, a annoncé l'opérateur du site, Tokyo Electric Power (Tepco). Cette émanation s'est arrêtée peu après 18h heure locale, a déclaré ensuite l'Agence de sûreté nucléaire japonaise, qui a cependant simultanément fait état d'un panache de vapeur blanche, s'échappant du réacteur 2.Le réacteur 3 est au centre des préoccupations depuis plusieurs jours. Gravement touché par une explosion qui a soufflé la partie supérieure du bâtiment, il est chargé de combustible MOX, un mélange d'oxydes d'uranium et de plutonium, plus long à...
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