Que l'on naisse pauvre ou riche, au Moyen-Orient, en Europe ou en Afrique, que l'on soit blanc ou de couleur, les conditions de notre vie sont le fruit du destin.
Nous naissons étrangers au monde ; les générations se succèdent et nous sommes confrontés aux mêmes difficultés.
Enfant, on laisse libre cours à son imagination, à ses rêves. On aspire au merveilleux ; on croit même davantage au monde merveilleux qu'au monde réel. En dépit de toutes les tares sociales, les enfants voient la vie et le monde différemment des adultes ; ils les voient très beaux.
D'ailleurs, l'Organisation des Nations unies a proclamé la Charte des droits de l'enfant le 20 novembre 1989 et le Liban l'a ratifiée le 14 mai en 1991. Mais est-ce suffisant de ratifier et de signer pour que tout enfant libanais jouisse de ses droits ?
On a beau faire des discours et mener des campagnes publicitaires, les droits de l'enfant libanais ne sont toujours pas respectés en ce début du XXIe siècle.
Pourquoi voit-on toujours des enfants errer dans les rues ? Pourquoi voit-on toujours des enfants travailler dans les garages et les usines ?
Nous nous plaignons de la délinquance des jeunes, du fait qu'ils sont victimes des pires sévices, d'abus. Au lieu de critiquer, pourquoi ne pas chercher les vraies causes ? Pourquoi ne pas essayer de trouver des solutions adéquates à ces problèmes ? Avant de juger un enfant, tendons-lui la main, aidons-le à rêver d'une vie belle, d'un bel avenir.
Enfin, édifions une société saine, sans corruption, et soyons aussi conscients du fait que l'enfant d'aujourd'hui, c'est l'espoir du futur.
Élie SAWAYA
École Notre-Dame des Anges des pères capucins - Badaro


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