« Il faut que ce thème reste à l'agenda européen, qu'il soit creusé et qu'on en discute au niveau du G20 », a déclaré M. Juncker lors d'une conférence sur l'avenir de l'euro organisée par l'Alliance socialiste et démocrate au Parlement européen. « Et si cela n'est pas possible (de l'instaurer au niveau mondial) il faut réfléchir à l'introduire au niveau de la zone euro seulement », a-t-il poursuivi, jugeant que « les Européens peuvent se montrer pionniers ». Pour M. Juncker cette mesure serait une question de « justice ».
« Il faut que les responsables du marasme de ces dernières années passent à la caisse », a-t-il déclaré, soulignant que les citoyens européens payaient tous déjà pour la crise au travers des hausses d'impôts et des restrictions budgétaires introduites par les gouvernements de leurs pays respectifs. « Il n'est pas possible que l'économie financière, elle, continue de se distribuer des bonus comme s'il ne s'était rien passé. Les gens ne l'accepteront pas, tout cela ne peut que mal finir avec une remise en cause du système économique et politique », a ajouté M. Juncker qui n'a cependant pas voulu aborder la question de ses modalités d'introduction.
Début mars, les élus européens s'étaient prononcés à une large majorité pour l'introduction d'une telle taxe, dont les recettes, évaluées à 200 milliards d'euros par an dans l'Union européenne (UE), permettraient de financer des projets européens. La Commission européenne est de son côté favorable à une taxe sur les transactions financières au niveau mondial, mais pas jusqu'ici au seul niveau européen, comme voulu par Berlin.
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