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Moyen Orient et Monde - Japon

Course contre la montre pour refroidir les réacteurs de Fukushima

La situation est relativement stable, selon l'AIEA.

Cet homme a tout perdu à la suite du tsunami. Hier, il se recueillait devant les restes de sa maison, en larmes. Le froid et la neige qui devraient durer jusqu’en fin de semaine ont encore dégradé les conditions de vie et de travail pour les sinistrés et les secouristes. Yomiuri Shimbun/Reuters

Le Japon luttait hier par tous les moyens pour tenter de refroidir les réacteurs de la centrale de Fukushima. Pour la première fois, quatre hélicoptères de l'armée japonaise ont déversé hier matin plusieurs tonnes d'eau de mer sur les réacteurs les plus endommagés, principalement le 3. Cinq camions-citernes spéciaux de l'armée sont également entrés en action en fin de journée. L'objectif était notamment de remplir d'eau la piscine de stockage du combustible usagé qui a été endommagée par une explosion et des incendies. Les autorités n'étaient pas en mesure dans la soirée de déterminer si l'opération avait permis de remplir la piscine, faute de pouvoir l'observer de visu.
Des experts étrangers s'inquiètent aussi pour la piscine de désactivation du réacteur 4, qui serait quasiment asséchée, ce qui a pour effet de provoquer des niveaux « extrêmement élevés » de radiations, selon le président de l'Autorité américaine de régulation nucléaire (NRC), Gregory Jaczko. La fusion de ce combustible pourrait entraîner des rejets de radioactivité de même ampleur que la catastrophe de Tchernobyl, selon les experts. La firme Tokyo Electric Power (Tepco), qui exploite Fukushima 1, espérait de son côté rétablir l'alimentation en électricité de la centrale, ce qui « permettrait de remettre en route les pompes refroidissant les réacteurs et de remplir les piscines ».
« La situation reste très sérieuse à la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi. Mais il n'y a pas eu d'aggravation significative depuis hier », a déclaré Graham Andrew, conseiller spécial du directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), y voyant un signe « positif ». Le directeur de l'AIEA, le Japonais Yukiya Amano, a quant à lui souhaiter se rendre sur place.
La Russie a de son côté annoncé qu'elle était prête à apporter tout type d'aide au Japon, y compris pour combattre les incendies à Fukushima 1. Plus tôt dans la journée, le président russe avait déclaré que « ce qui s'est passé au Japon est un gigantesque désastre national, une catastrophe ». Les États-Unis ont envoyé quant à eux une équipe de militaires spécialistes des risques nucléaires pour « évaluer » la situation provoquée par les émanations radioactives et ont fourni des combinaisons de protection. « Je veux être très clair : nous ne nous attendons pas à ce que des niveaux dangereux de radiations atteignent les États-Unis, que ce soit sur la côte Ouest, Hawaii, l'Alaska ou des territoires américains du Pacifique », a affirmé dans la soirée Barack Obama lors d'une courte allocution dans la roseraie de la Maison-Blanche. La France a proposé de son côté des pompes, des engins robotisés et une aide à la radioprotection.
Devant la menace d'un accident nucléaire majeur, la plupart des ambassades ont recommandé à leurs ressortissants de s'éloigner de la zone pour se replier vers le Sud, dans la région d'Osaka, ou bien de quitter le Japon. La Chine a demandé de son côté aux autorités nippones de fournir des informations « opportunes et précises » afin de calmer une opinion publique inquiète de l'arrivée dans le pays d'éventuels rejets radioactifs. L'ambassade des États-Unis a fixé la zone de risque à 80 km autour de la centrale. Les autorités nippones n'ont pour l'instant établi un périmètre de sécurité que de 30 km. Par précaution, 10 000 personnes de la préfecture de Fukushima seront soumises à des tests de radioactivité dans 26 centres d'examen.
Alors qu'un vent de panique souffle de l'étranger, la population japonaise, notamment à Tokyo, reste étonnamment calme et disciplinée, dans l'attente de nouvelles instructions du gouvernement. Les vents devraient rester favorables et repousser vers l'océan Pacifique les rejets radioactifs de la centrale. En revanche, un froid intense et d'importantes chutes de neige ont encore dégradé les conditions de vie et de travail pour les sinistrés et les secouristes.
Le bilan officiel provisoire du séisme et du tsunami s'établissait hier soir à près de 5 700 morts confirmés et quelque 9 500 disparus.
(Source : AFP)

Le Japon luttait hier par tous les moyens pour tenter de refroidir les réacteurs de la centrale de Fukushima. Pour la première fois, quatre hélicoptères de l'armée japonaise ont déversé hier matin plusieurs tonnes d'eau de mer sur les réacteurs les plus endommagés, principalement le 3. Cinq camions-citernes spéciaux de l'armée sont également entrés en action en fin de journée. L'objectif était notamment de remplir d'eau la piscine de stockage du combustible usagé qui a été endommagée par une explosion et des incendies. Les autorités n'étaient pas en mesure dans la soirée de déterminer si l'opération avait permis de remplir la piscine, faute de pouvoir l'observer de visu.Des experts étrangers s'inquiètent aussi pour la piscine de désactivation du réacteur 4, qui serait quasiment asséchée, ce qui a pour effet...
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