« L'Irlande recevra 3,4 milliards d'euros via le mécanisme de stabilisation financière (EFSM) et la Roumanie 1,2 milliard via la balance des paiements, une facilité de prêts », indique Bruxelles dans un communiqué.
Signe de l'attractivité de cette opération, « le livre d'ordres n'est resté ouvert que pendant une heure vingt », a indiqué la banque française BNP Paribas, chef de file de l'opération avec Barclays, Unicredit et Merrill Lynch.
La demande a été importante de la part des investisseurs britanniques et a été bien répartie en Europe. Le placement a également séduit en Asie.
Les principaux investisseurs ont été le secteur bancaire, des fonds ainsi que des banques centrales, précise le communiqué.
L'obligation émise, qui expirera le 4 avril 2018, s'est faite à un taux d'intérêt de 8 points de base au-dessus du taux sans risque (appelé « mid-swap » ) de même maturité, contre une fourchette initiale de 8 à 10 points. Le coupon a été proposé à 3,250 %.
Il s'agit du deuxième emprunt de l'Union européenne (UE) sur les marchés pour aider Dublin : elle avait déjà procédé début janvier à une première émission, qui avait rencontré une demande de 19 milliards d'euros pour un montant retenu de 5 milliards d'euros.
« Sachant que le programme de financement de l'UE est estimé à 20 milliards d'euros, elle est sur la bonne voie pour en avoir réalisé quasiment la moitié avec cette émission », indiquait la banque avant l'opération.
D'ici à la fin de l'année, sont attendues encore deux à trois émissions de l'Union européenne via le mécanisme de stabilisation financière (EFSM), une facilité de 60 milliards d'euros mise en place par l'UE pour des États en difficulté.
En novembre 2010, l'Irlande a négocié avec l'UE et le Fonds monétaire international (FMI) un plan de secours d'un montant total de 85 milliards d'euros, destiné notamment à renflouer son secteur bancaire.
Les prêts à Dublin se font à un taux majoré par rapport à celui obtenu par l'Union européenne lors de ses émissions sur les marchés (5,8 % en moyenne).
Lors d'un sommet de la zone euro qui s'est terminé samedi dernier à Bruxelles, le nouveau Premier ministre irlandais Enda Kenny a essayé d'obtenir un assouplissement des conditions du plan de sauvetage financier de son pays, notamment une réduction des taux d'intérêt des prêts.
Mais il est entré en conflit avec la France et l'Allemagne, qui lui ont demandé en échange une hausse du taux d'impôt sur les sociétés.


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